Alors que les constructeurs automobiles s’efforcent de mettre en place des systèmes d’aide à la conduite plus avancés, une province du Canada freine cette technologie. La Colombie-Britannique a récemment mis à jour sa Motor Vehicle Act, interdisant l'utilisation de véhicules équipés de systèmes de niveau 3. Il ne s’agit pas seulement d’une répression contre l’utilisation de tels systèmes. La loi interdit le simple fait de conduire une voiture équipée de niveau 3, que vous l'utilisiez ou non.

Les règles mises à jour ont été signées le 18 mars et sont entrées en vigueur le 5 avril. Techniquement parlant, elles interdisent la conduite de véhicules équipés de systèmes automatisés de niveau 3, 4 ou 5. Mais à ce stade, rien n’est disponible pour un usage public au-delà du niveau 3. Même dans ce cas, il n’existe que deux véhicules dotés de capacités de niveau 3 que vous puissiez acheter. Les Mercedes-Benz Classe S et EQS 2024 proposent le système, et il n'est actuellement approuvé que pour une utilisation limitée en Californie et au Nevada. À des vitesses inférieures à 40 mph sur certaines autoroutes à accès limité, il permet aux conducteurs de ne pas intervenir, même s'ils doivent être prêts à prendre le contrôle.

Galerie: Mercedes-Benz EQS 2024 avec Drive Pilot

Donc, fondamentalement, si vous possédez une Classe S ou un EQS 2024 avec le système Drive Pilot en option, vous voudrez peut-être y réfléchir à deux fois avant de partir en voiture à Vancouver. Si vous êtes pris, les amendes varient de 368 $ à 2 000 $ en monnaie canadienne, voire six mois de prison. Ouais.

Nous avons contacté les responsables de la Colombie-Britannique pour obtenir des éclaircissements sur la question de savoir si cette loi s'applique uniquement aux résidents de la province ou à tous les automobilistes, et comment elle sera appliquée exactement. Nous vous proposerons une mise à jour si nous recevons une réponse.

L'utilisation future de la technologie de niveau 3 en Colombie-Britannique n'est pas exclue. Dans une déclaration concernant les changements de règles, les responsables la qualifient de "technologie de transport nouvelle et émergente" qui nécessite des tests supplémentaires et des ajustements politiques avant une utilisation généralisée. Enfin, voici ce qu'a déclaré Rob Fleming, le ministre des Transports et de l'Infrastructure :

"Ces nouveaux règlements assureront la sécurité des gens sur nos routes et encourageront encore plus l'utilisation du transport actif. C'est une autre étape dans la modernisation de nos règles pour suivre les nouvelles technologies qui changent la façon dont les gens se déplacent."