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Les mécanos en F1 surmenés ? Faux, selon un ancien directeur d'équipe

Un ancien directeur d'équipe F1 estime que la multiplication des Grands Prix de Formule 1 ne crée pas de surmenage des mécaniciens.

Mercedes stand

L'on parle souvent des saisons plus denses que jamais en Formule 1, où le calendrier a atteint 24 évènements au cours de la saison, soit sensiblement plus qu'il y a encore une décennie ou il y a une vingtaine d'années, où ce chiffre avoisinait plutôt les 16 ou 17 rendez-vous. 

Néanmoins, la configuration d'une saison de Formule 1 a aussi beaucoup évolué dans son ensemble, du fait de l'interdiction des tests en cours de saison, qui fait que les pilotes et équipes passent sensiblement moins de temps sur les circuits des quatre coins du monde entre les courses elles-mêmes. Il arrivait dans le passé que les top teams, les équipes disposant des plus gros moyens humains et financiers, ne cessent jamais réellement de pratiquer des roulages privés ou collectifs.

Ainsi, interrogé sur ces questions de supposée détérioration du bien-être au travail pour les membres d'équipe faisant le tour du monde, l'ancien directeur d'équipe Franz Tost (Toro Rosso) a apporté un point de vue assez tranché et déconstruisant cette idée.

"Pour moi, 24 courses, c'est très bien", a ainsi déclaré celui qui estime que les choses sont parfaitement équilibrées et que travailler en F1 demeure une immense chance. "Les gens disent toujours que les mécaniciens sont surmenés. C'est une véritable plaisanterie. Ils ne sont pas du tout surmenés. [Lorsque je suis arrivé en Formule 1], il y avait la course le week-end, et le mardi, le mercredi et le jeudi, nous étions en essais, et même avec deux voitures au début, et c'étaient toujours les mêmes techniciens et ingénieurs. Je ne les ai jamais entendus se plaindre à l'époque."

"Aujourd'hui, en Formule 1, il y a un couvre-feu [lors des Grands Prix], c'est-à-dire que le travail s'arrête de 21h le soir jusqu'à 8h le lendemain matin. Bon sang, que veulent-ils de plus ? Ils ont la possibilité de travailler en F1, c'est un privilège. Toute cette histoire d'équilibre entre vie professionnelle et vie privée, toutes ces conneries, c'est complètement absurde. Vous n'avez pas besoin de ça. C'est pour les gens qui sont trop paresseux pour travailler."