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Renault et l'hybride, une histoire qui s'inscrit dans la durée

Pour la marque française, le modèle hybride représente une solution de plus en plus présente sur une grande partie de la gamme. Voici comment cela fonctionne.

Renault Captur

Les débuts des différentes Renault 5 et Renault 4, ainsi que la promesse d'une nouvelle Twingo en 2026, ont mis l'accent sur le présent et l'avenir électrique de la marque française. Des groupes motopropulseurs à batterie sur des plateformes dédiées, des styles qui rappellent les best-sellers du passé et des prix qui, dans le cas de la Twingo, descendent en dessous de 20 000 euros.

Cependant, le présent de Renault est encore fait de moteurs thermiques, de plus en plus accompagnés d'unités électriques, pour donner vie à des groupes motopropulseurs hybrides que la marque au losange appelle E-Tech Full Hybrid. En d'autres termes : la consommation est réduite, il est possible de parcourir quelques kilomètres en mode électrique sans toutefois dépendre de bornes de recharge.

Un pour tous ...

Cette technologie a fait ses débuts chez Renault en 2020 à bord de la Clio et du Captur, avant de s'étendre à une grande partie de la gamme : Symbioz, Austral, Rafale, Arkana et Espace sont toutes équipées (ou uniquement) de motorisations full hybrid, avec des solutions particulières.

Le schéma du groupe motopropulseur full hybrid de Renault
Photo: Renault

Le système E-Tech Full Hybrid de Renault, de type série, c'est-à-dire où les roues sont entraînées à la fois par un moteur électrique et un moteur thermique, se compose de trois propulseurs : un moteur thermique (atmosphérique ou turbo, selon les modèles) et deux moteurs électriques. L'un, pour la traction, est associé à une nouvelle boîte automatique sans embrayage ni convertisseur, l'autre fonctionne comme un démarreur et un générateur pour récupérer l'énergie lors des relâchements et des freinages. Mais ce n'est pas tout : il a pour tâche de gérer la boîte de vitesses, dépourvue de synchroniseur et d'embrayage, en harmonisant son fonctionnement. Une transmission à engrenages avec 4 rapports dédiés à la thermique et 2 à l'électrique qui, ensemble, garantissent environ quinze combinaisons de fonctionnement possibles. Une batterie lithium-ion alimente ensuite les deux moteurs électriques.

Le résultat est un groupe motopropulseur qui, s'il peut sembler complexe sur le papier, s'avère en réalité simple et surtout efficace.

<p>La Renault Symbioz monta il 1.6 aspirato per 145 CV di potenza totale</p>

La Renault Symbioz est équipée du moteur 1.6 atmosphérique pour une puissance totale de 145 ch.

Photos Par: Renault Communication
<p>La Renault Rafale monta invece il 1.2 turbo 3 cilindri e arriva a 200 CV di potenza</p>

La Renault Rafale est quant à elle équipée du moteur 1.2 turbo 3 cylindres et atteint une puissance de 200 ch.

L'essai

Mais quelle fluidité ? Pour me rafraîchir la mémoire, j'ai eu la possibilité de conduire une grande partie de la gamme hybride de Renault, de la Clio à la Rafale en passant par la Captur et la Symbioz. Des systèmes identiques mais différents : si les plus petits utilisent un moteur 1,6 atmosphérique, le SUV coupé place la barre plus haut en matière de puissance avec un 1,2 turbo 3 cylindres, plus petit mais avec plus de chevaux grâce à la suralimentation. Au total, on arrive à 145 ch dans le premier cas, 200 dans le second.

En termes de comportement routier, cela se traduit par une fluidité de fonctionnement qui s'est progressivement améliorée au fil du temps. Si, au début, le moteur thermique se faisait sentir lorsque l'on demandait plus au groupe motopropulseur, avec la nouvelle génération, le bruit est plus faible et le passage de la transmission électrique à la transmission thermique ou combinée est pratiquement imperceptible.

<p>La Clio è stata, con la Captur, la prima full hybrid di Renault</p>

La Clio a été, avec le Captur, le premier véhicule entièrement hybride de Renault

<p>Anche con il restyling la Renault Espace rimane ibrida da 200 CV</p>

Même après son restylage, le Renault Espace reste un hybride de 200 ch

La différence entre les systèmes atmosphérique et turbo est minime en termes de rendement global, le véritable avantage des systèmes suralimentés réside à la fois dans la puissance disponible et dans la possibilité de gérer l'intensité du freinage régénératif. En effet, les premiers ne prévoient que le mode « B » pour la transmission, qui maximise le frein moteur, tandis que les seconds permettent, grâce aux palettes au volant, de sélectionner différents niveaux.

Mais le véritable point fort du système E-Tech Hybrid de Renault est sa consommation : en ville, on passe environ 80 % du temps à rouler uniquement avec le moteur électrique, avec une consommation totale réduite jusqu'à 40 %.