Que vaut l'Opel Corsa GS Line équipée du moteur essence de 130 ch ? Réponse dans cet essai.

Chez Opel, il existe un modèle ô combien important depuis les années 1980. Depuis son lancement, il s'en est vendu plus de 13 millions, et aujourd'hui, il se renouvelle en espérant poursuivre sur le chemin du succès. Opel est fier de présenter son produit phare, la Corsa. La marque au blitz a invité toute la presse à l'essayer sur les belles routes croates, à Split. Nous nous sommes envolés pour l'essayer dans sa finition GS Line, et cela tombe bien, car quelques mois auparavant, nous avons pu essayer la Peugeot 208 GT Line, sa jumelle technique. 

Pour cette nouvelle et sixième génération, Opel a sorti le grand jeu. Le design de la Corsa est particulièrement soigné, bien mieux que celui de la génération sortante. Pour dessiner cette voiture, les designers n'ont eu que quelques semaines, car on le rappelle, la marque a été rachetée par le groupe PSA, qui lui a demandé de recréer la Corsa à partir de la plateforme CMP. C'est pour cette raison que la nouvelle Corsa a plus ou moins les mêmes caractéristiques techniques que la Peugeot 208, qui repose elle aussi sur cette fameuse plateforme. Comparez leur longueur ; elle est de 4,06 m dans les deux cas, ou encore, leur empattement de 2,54 m. Malgré leurs points en commun, il n'empêche que la Corsa est différente de la Française. Ce ne sont pas les mêmes voitures, chacune a une âme différente. 

Opel Corsa (2019)
Opel Corsa (2019)

Habitacle moderne... mais pas trop 

Le style de la Corsa est conventionnel, soit tout le contraire de la Peugeot 208. Les lignes de la Corsa sont douces. La face avant est plaisante à regarder, tout comme la face arrière. La voiture paraît sûre d'elle et dynamique. Pour créer cet aspect, Opel a tout simplement étendu sa voiture de 4 cm, tout en réduisant sa hauteur de caisse de 5 cm. Cet aspect dynamique est accentué sur la version GS Line par deux canules d'échappement, une carrosserie bicolore et des jantes de 16 pouces. Il n'y a pas à dire, la nouvelle Corsa est une belle voiture, il est difficile de lui trouver des défauts. 

Opel Corsa (2019)

En accédant à bord, l'ambiance est complètement différente. Tout d'abord, le conducteur est assis plus bas, de 3 cm selon Opel, ce qui plaira aux personnes qui apprécient d'avoir une position de conduite 'sportive'. Face au conducteur, on trouve un tableau de bord, qui, à vrai dire, nous a un peu déçus. Ce tableau de bord est composé d'un écran TFT, qui malheureusement, a une dimension restreinte et ne couvre pas toute la partie qui lui est dédiée sous la casquette. De plus, les graphismes ne sont franchement pas au rendez-vous, c'est un peu dépassé, hélas. Sur ce point, la Peugeot 208 est à des lustres. En balayant du regard cet habitacle, on aperçoit un écran central orienté vers le conducteur. Sur notre modèle d'essai, cet écran a une diagonale de 7 pouces. Les graphismes sont simples, pas très modernes, mais l'interface a au moins le mérite d'offrir une navigation fluide et intuitive. Opel a même eu la bonne idée d'ajouter des boutons physiques placés en-dessous de l'écran afin de faciliter l'accès aux fonctions les plus utilisées. Un peu plus bas, et contrairement à la Peugeot, Opel a conservé les commandes de climatisation. Comme à l'époque, il suffit simplement de tourner le bouton pour varier la température. L'intérieur est très ergonomique, sauf pour le sélecteur du mode de conduite, situé sur le tunnel central.

Opel Corsa (2019)
Opel Corsa (2019)

 L'Opel Corsa a des sièges confortables qui maintiennent parfaitement les passagers. La marque a aussi fait des efforts en utilisant des matériaux de meilleure qualité comme le plastique moussé de la planche de bord. De plus, dans l'ensemble, les finitions sont correctes. Cela dit, ne vous attendez pas à ce que l'habitacle soit le meilleur de sa catégorie. Nous n'avons par exemple pas apprécié le toucher du volant, de ses boutons et de ses palettes en plastique. L'accès aux places place est restreint par des portes assez petites. On nous installant sur la banquette arrière, et en réglant les sièges avant selon nos gabarits (environ 1m80), nos jambes et notre tête ne touchent ni les dossiers de siège ni le pavillon de toit. Cela dit, l'espace offert aux passagers arrière n'est pas très grand, il est tout juste correct. Enfin, dans le coffre, avec un volume de 309 litres, la Corsa fait mieux que la génération sortante. Si l'on compare sa valeur de chargement à ses concurrentes, nous dirons qu'elle est simplement dans la moyenne. 

Opel Corsa (2019)

Sur la route, que du bonheur

Le moteur 1.2 essence turbo se met en marche avec discrétion. Les vibrations à l'arrêt trahissent son nombre de cylindres, ils ne sont que trois. Ce bloc de 130 ch est dans notre voiture d'essai associé à une boîte automatique à huit rapports qu'Opel a récupérée dans la banque d'organes de PSA. Pour la petite histoire, la forme du levier de vitesses est identique à celle de la Peugeot 208, 508, etc. En plus d'offrir une position de conduite idéale, cette Corsa nous a bluffés par son châssis. Nous avons beau nous acharner sur la conduite (dans la limite du raisonnable), rien n'y fait, la Corsa reste soudée au sol. Les virages se négocient avec facilité, on regretterait presque que son volant ne soit pas plus petit pour améliorer l'expérience de conduite. En ville comme à la compagne, le comportement routier de l'Opel Corsa est exemplaire. Ses trains roulants sont impeccablement calibrés, le confort est au rendez-vous dans toutes les situations.

Opel Corsa (2019)
Opel Corsa (2019)

En haussant le rythme, hormis quelques légers roulis pas très méchants, la déception vient du moteur qui se fait plus sonore. Par rapport à la Peugeot 208, l'insonorisation semble légèrement en retrait. De plus, on regrette que la pédale de freinage soit spongieuse, et qu'elle manque de consistance. Enfin, la direction est floue et manque elle aussi de consistance. En mode sport, l'Opel Corsa change son comportement, la direction se raffermit, mais cela ne suffit pas. Mention spéciale à la sonorité artificielle que l'on entend dès lors que l'on enclenche le mode sport. Contrairement à un paquet de véhicules, ce son n'est pas intrusif et ne lasse pas les passagers au bout de quelques minutes. Pour finir, un petit mot sur la boîte à huit rapports qui égrène les rapports avec fluidité. Il n'y a aucun à-coup, et à aucun moment nous avons eu le besoin de passer nous-mêmes les rapports pour pallier à un éventuel manque d'efficacité de la boîte. Sur le plan de la conduite, l'Opel Corsa est une très bonne élève, on voudrait désormais qu'Opel ose davantage et commercialise une version plus pêchue qui plaira avec certitude aux amoureux de petites sportives. Quoi qu'il en soit, le potentiel est là, à Opel d'oser.

 
Points positifs Points négatifs
Voiture plaisante à regarder Qualité de certains matériaux
Excellent comportement routier Une direction floue
Habitacle simple et ergonomique  Le tableau de bord

Opel Corsa 1.2 Turbo 130 ch

Motorisation Trois cylindres, essence, turbo
Puissance 130 ch à 5500 tr/min
Couple maximum 205 Nm à 1750 tr/min
Transmission BVA8
Type de transmission Traction
0-100 km/h 8,7 secondes
Vitesse maximum 208 km/h
Longueur 4060 mm
Largeur 1960 mm (avec rétroviseurs)
Hauteur 1433 mm
Poids 1233 kg (en ordre de marche)
Volume de coffre 309 litres
Places 5 places
Economie de carburant Urbain : 5,4 l/100 km / Extra-urbain : 4,0 l/100 km / Mixte : 4,5 l/100 km
Émissions 103 g/km
En vente 2019
Prix de base 14'600 euros
Prix de la version testée + 22'100 euros