Tesla veut pouvoir communiquer au sujet de son système de pilotage semi-automatique

Les accidents impliquant une Tesla récemment ont été nombreux et celui survenu le 23 mars aux États-Unis, dans lequel le conducteur du véhicule est mort, est sous enquête pour juger le rôle de l'Autopilot, le système de conduite semi-automatique, qui était activé. Le Conseil National de la Sécurité des Transports (NTSB) a pris l'enquête en charge et l'on apprend désormais que Tesla veut se retirer de celle-ci.

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Le NTSB impose à Tesla de ne pas communiquer sur l'Autopilot pendant la durée de l'enquête, ce que refuse la marque, qui explique que cela pourrait nuire à la sécurité de ses autres utilisateurs : "Nous croyons en la transparence, et un accord qui nous empêche de communiquer pendant près d'un an n'est pas acceptable", a précisé un porte-parole.

La tension autour de cet accident, survenu en Californie, était déjà palpable entre Tesla et le NTSB quelques jours après l'accident. Le constructeur avait reconnu que le conducteur du véhicule avait engagé le système Autopilot mais avait révélé qu'il n'avait pas répondu aux alertes de son véhicule, lui demandant de remettre les mains sur le volant. Le Model X s'était alors écrasé dans une barrière et avait pris feu.

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Le NTSB avait rappelé Tesla à l'ordre pour avoir divulgué des informations liées à l'enquête, tandis que la marque s'en était défendu, estimant que cette communication était nécessaire pour rassurer ses autres clients, concernés eux aussi par le bon fonctionnement de l'Autopilot. La famille de la victime a elle aussi pris part à l'enquête en engageant un cabinet d'avocats.