Il devra rester en détention provisoire.

C'est la douche froide pour Carlos Ghosn, le patron de Renault doit encore et toujours rester sous détention provisoire au Japon. Lui et son avocat avaient déposé une demande de libération, rejetée une première fois par la justice japonaise. Les deux protagonistes ont fait appel de cette décision, mais le tribunal de Tokyo ne veut rien entendre, cette demande a été rejetée une seconde puis une troisième fois le mardi 22 janvier 2019. Carlos Ghosn demande à la justice japonaise de le libérer sous caution, et promet de porter un bracelet électronique si cela est nécessaire. Sauf que, au Japon, le bracelet électronique n'est pas diffusé comme en France, et la justice japonaise campe sur ses positions ; Ghosn doit rester dans sa cellule au moins jusqu'au 10 mars 2019. Pour expliquer les motifs de sa décision, le tribunal de Tokyo évoque le risque de destruction de preuves et de fuite à l'étranger. 

C'est un nouveau coup dur pour Carlos Ghosn, qui selon les dernières informations, est affaibli par les conditions de sa détention. Par ailleurs, sa famille a demandé au président de la République d'intervenir pour que justice soit faite. Du côté de Renault, le gouvernement français a demandé au constructeur de nommer le successeur à Carlos Ghosn. Ainsi, après avoir perdu les titres de président du conseil d'administration chez Nissan et Mitsubishi, Carlos Ghosn va perdre son poste de PDG chez Renault. Pour rappel, Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre 2018 au Japon. Il est soupçonné de malversations financières et d'abus de confiance. 

La chronologie de l'affaire Carlos Ghosn : 

 

 

'