Malgré un chiffre d'affaires stable...

Le groupe BMW a enregistré un premier trimestre correct en termes de chiffre d'affaires et de volume de voitures vendues, entre janvier et mars 2019, mais a vu son bénéfice net fondre. La raison à cela ? La marque a été obligée d'alimenter une provision de 1,4 milliard d'euros dans le cadre d'une accusation formulée par l'Union Européenne envers BMW, Daimler et Volkswagen.

L'affaire des cartels allemands (Das Kartell, comme elle est appelée outre-Rhin) est en effet une accusation d'entente illicite pour ne pas se faire de concurrence sur les dispositifs antipollution en Allemagne, et ainsi faire des économies au prix de l'écologie. De fait, BMW a fait la liste des accusations que l'UE a formulées et en a déduit une somme à épargner pour former une provision en vue de cette amende.

Malgré la volonté de BMW de "combattre, si nécessaire, les accusations de la Commission européenne avec tous les moyens juridiques", il paraît compliqué que le groupe échappe à une énorme sanction financière. C'est pour cela qu'après avoir mis la conséquente somme de côté, le résultat opérationnel de la branche automobile du groupe se retrouve largement dans le rouge. Malgré un chiffre d'affaires à 588 millions d'euros, le résultat net est une perte s'élevant à 310 millions d'euros.

La marge opérationnelle se retrouve également dans le négatif (- 1,6 %), alors qu'elle était à 9,7 % sur la même période il y a un an. Néanmoins, même si l'on ajuste cette marge en déduisant l'impact de la provision, elle est de 5,6 %, ce qui la place toujours en retrait par rapport au premier trimestre 2018. Le constructeur justifie cela par les investissements massifs effectués pour préparer l'électrification de sa gamme - une équation délicate que rencontrent tous les acteurs du secteur - et s'attend à voir un "net recul" de son bénéfice avant impôts. Déjà en baisse de 8,1 % l'an dernier, il pourrait encore chuter de 10 %.

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