De nouvelles fonctionnalités viennent d'être testées.

PSA avance sur le dossier de la voiture autonome. Grâce à son partenariat avec la société Vinci, le groupe tricolore a pu tester de nouvelles fonctionnalités sur autoroute. Cette fois, il n'était plus question de franchissement d'une barrière de péage en toute autonomie comme en juillet 2017, mais d'autres expérimentations mettant en œuvre "une communication plus poussée entre le véhicule autonome et l’infrastructure".

Durant les essais réalisés le 11 juillet, le groupe PSA et son partenaire Vinci ont d'une part confronté le prototype à une zone de circulation provisoirement modifiée pour cause de travaux. D'autres part, ils ont expérimenté la mise en sécurité du véhicule ("safe stop") qui, comme l'explique PSA, "consiste à diriger le véhicule sur une zone refuge, en cas de non reprise en main du véhicule par le conducteur dans une situation particulière (présence exceptionnelle d’obstacle sur la chaussée, conditions météorologiques fortement dégradées, …) ou encore en cas de fin d’autoroute".

Les tests ont été réalisés entre Dourdan et Ablis, en conditions réelles de circulation sur une autoroute du réseau Vinci. Le prototype était un Peugeot 3008 issu de la flotte du programme Autonomous Vehicle for All.

Si l'objectif de PSA est bien de démocratiser la technologie de la voiture autonome dans les prochaines années, il semblerait que le constructeur ait été contraint de revoir ses ambitions à la baisse, à cause du coût de la technologie.

Pour Carla Gohin, Directrice de la Recherche et de l'Ingénierie Avancé, "il s’agit, deux ans après la première expérimentation, d’intégrer toujours plus de contraintes dans les cas d’usage en renforçant la communication entre le véhicule autonome et l’infrastructure pour élargir le domaine d’action du système tout en garantissant la sécurité".

"L’infrastructure autoroutière intelligente est un atout essentiel au développement du véhicule autonome", a de son côté souligné Pierre Coppey, président de Vinci Autoroutes et directeur général adjoint de Vinci. "Elle permet d’enrichir les données contextuelles diffusées au système de guidage pour optimiser la prise de décision du véhicule et sa trajectoire".

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