En une semaine !

Nous vous parlions la semaine dernière d'une attaque contre des installations pétrolières en Arabie Saoudite qui n'a pas fait de victime mais a détruit bon nombre d'infrastructures pétrolières. Ce qui avait amené le pays à réduire de moitié sa production d'or noir. En répercussion directe, le président de l'Union française des industries pétrolières (UFIP), Francis Duseux, avait déclaré craindre une augmentation rapide de cinq centimes d'euros à la pompe, après l'envol des prix du brut sur certains marchés, et notamment en Asie.

Si la flambée des prix n'a pas eu lieu, il y a tout de même eu une hausse du prix des carburants, et c'est le gazole qui a été le plus impacté avec une hausse en moyenne de 2,58 centimes d'euros selon les données publiées par le ministère de la Transition écologique. Celui-ci s'affiche désormais à 1,4556 euro le litre en moyenne sur le pays.

Du côté de l'essence, la hausse a été plus contenue avec 2,11 centimes d'augmentation pour le SP95, qui atteint 1,5105 euro à la pompe. Mais le sans plomb 95 est le seul carburant pour voiture à essence à augmenter de plus de deux centimes, car le SP95-E10 contient sa hausse à 1,68 centime en une semaine pour atteindre 1,4850 euro du litre en moyenne. La hausse est encore plus limitée du côté du SP98, qui atteint toutefois 1,5695 € après une hausse hebdomadaire de 1,50 centime.

La cause de cette hausse contenue se trouve dans le prix du baril, qui s'est vite limitée après avoir subi un bond important la semaine dernière, passant de 60 dollars le samedi 14 septembre à 68 dollars le lundi 16 septembre, juste après les attaques. Finalement, le soufflet est quelque peu retombé et les tarifs se sont stabilisés entre 63 et 65 dollars depuis une semaine. L'inquiétude aurait été de voir le baril remonter à son niveau du mois de mai (76 dollars), voire celui de l'automne 2018 (87 dollars), ce qui avait alors fait atteindre près de 1,60 euro de moyenne aux carburants.

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