Les deux parties ont trouvé un terrain d'entente.

À la mi-septembre, le puissant syndicat automobile UAW (United Auto Workers) appelait les salariés du groupe General Motors à une grève sans précédent. Depuis le mois de juillet dernier, le syndicat tentait de négocier avec la direction pour rédiger la nouvelle convention collective. Pour avoir plus de poids dans les négociations, le syndicat a invité ses syndiqués à ne plus travailler. Au total, le mouvement a été suivi par plus de 46'000 salariés, ce qui a paralysé toutes les activités du groupe américain. Plus d'un mois plus tard, les deux parties sont parvenues à un accord et les salariés vont pouvoir retrouver le chemin du travail.

11'000 dollars de prime 

Pour en finir avec cette grève qui durait, les responsables de GM ont dû faire des concessions. Dans les négociations du nouvel accord, le groupe s'engage à verser une prime de 11'000 dollars à chaque salarié au moment de sa ratification. Cette prime est de 4500 dollars pour les intérimaires. De plus, cet accord prévoit d'augmenter les salaires de 3 % par an. Enfin, le groupe va injecter près de 7,7 milliards de dollars pour permettre la création de 9000 postes.

Fermeture de quatre usines

Le groupe automobile a réussi à négocier en retour avec le syndicat afin de fermer quatre usines dans le Maryland, le Michigan, l'Ohio et en Californie. Le syndicat a tout de même sauvé l'usine de Detroit qui fabriquera un pick-up électrique ainsi que des batteries pour les futurs véhicules zéro émission. La fermeture de ces usines était souhaitée par le groupe afin d'économiser 1,1 milliard de dollars.

De l'urgence à mettre fin à la grève 

Pour General Motors, il était plus qu'urgent de mettre fin à ce mouvement social. En effet, le groupe fabrique 8400 véhicules par jour aux États-Unis ! Cependant, comme les usines étaient à l'arrêt lors des semaines précédentes, aucune (ou presque) voiture n'a été produite. Ainsi, selon les experts, ce coup de frein coûte 100 millions de dollars de perte par jour à GM ! De plus, cette grève a entraîné la mise au chômage technique de 10'000 employés opérant au Mexique et au Canada.