Il y aura des gagnants et des perdants.

Pour l'année 2020, le gouvernement n'a pas prévu une mais deux grilles de malus. Le premier était entré en vigueur le 1er janvier 2020. Il mesurait le taux d'émission (mais pas seulement) selon le cycle NEDC corrélé, ou NEDC 2.0. Mais à partir de ce dimanche 1er mars 2020, un nouveau barème est mis en place, lequel évalue les émissions selon le cycle WLTP.

Il faut savoir que par le passé, afin de connaître les émissions en particules d'un véhicule, les constructeurs étaient soumis au cycle NEDC. Il ne reflétait pas la réalité puis, le Dieselgate a poussé les autorités à refondre le protocole d'homologation. Désormais, et depuis septembre 2018, les constructeurs sont soumis au protocole WLTP, ou "Worldwide harmonized Light vehicles Test Procedures", censé être plus proche réaliste.

Le WLTP a l'avantage d'être plus juste que le protocole NEDC. Par exemple, une voiture qui était homologuée à un taux d'émission en CO2  de 90 g/km voit sa valeur grimper de 10 à 20 % (cette inflation varie en fonction de chaque modèle). Mieux encore, en plus d'être plus concret, le cycle WLTP permet de quantifier les émissions (mais pas que) d'un modèle et de toutes ses finitions. Autrement dit, pour un même modèle, plus un client coche des options plus son malus risque d'augmenter. Prenons l'exemple du nouveau Nissan Juke, WLTP est tellement plus rigoureux que même une roue de secours rend le crossover japonais "malussable". 

Plus concrètement, le barème du malus écologique appliqué dès ce 1er mars 2020 sera plus avantageux pour certains modèles et désavantageux pour d'autres. Cela dépend du modèle, de sa motorisation et de son niveau de finition. Dans tous les cas, le seuil de déclenchement passe de 110 à 138 g/km. Cela prend en compte le surplus de grammage entre NEDC et WLTP. Avec 138 g/km de rejets en CO2, l'automobiliste est soumis à un malus de seulement 50 euros. Le malus grimpe jusqu'à 19 641 euros pour les véhicules émettant 212 g/km de CO2. Tous les véhicules émettant plus de 212 g/km sont taxés à hauteur de 20 000 euros. Découvrez le barème ci-dessous. 

Exemple concret

Pour mieux comprendre, prenons l'exemple du Mazda CX-5 (2.2 L Skyactiv-D 150 ch). En cycle NEDC corrélé, il émet 130 g/km lorsqu'il est équipé de jantes 17 pouces. Avec le premier barème 2020, celui entré en vigueur au 1er janvier, le SUV de Mazda était soumis à un malus de 818 euros. Dès le 1er mars 2020, avec les mesures selon le protocole WLTP, les émissions du Mazda CX-5 passent à 154 g/km. Toutefois, avec le second barème (mars 2020), cela représente un malus de 450 euros.

 

Le barème applicable dès le 1er mars 2020

Emissions de CO2 en g/km Tarif  Emissions de CO2 en g/km Tarif
inférieur à 138 0 euro 181 4543 euros
138 50 euros 182 4818 euros
139 75 euros 183 5105 euros
140 100 euros 184 5404 euros
141 125 euros 185 5715 euros
142 150 euros 186 6039 euros
143 170 euros 187 6375 euros
144 190 euros 188 6724 euros
145 210 euros 189 7086 euros
146 230 euros 190 7462 euros
147 240 euros 191 7851 euros
148 260 euros 192 8254 euros
149 280 euros 193 8671 euros
150 310 euros 194 9103 euros
151 330 euros 195 9550 euros
152 360 euros 196 10011 euros
153 400 euros 197 10488 euros
154 450 euros 198 10980 euros
155 540 euros 199 11488 euros
156 650 euros 200 12012 euros
157 740 euros 201 12552 euros
158 818 euros 202 13109 euros
159 898 euros 203 13682 euros
160 983 euros 204 14273 euros
161 1074 euros 205 14881 euros
162 1172 euros 206 15506 euros
163 1276 euros 207 16149 euros
164 1386 euros 208 16810 euros
165 1504 euros 209 17490 euros
166 1629 euros 210 18188 euros
167 1761 euros 211 18905 euros
168 1901 euros 212 19641 euros
169 2049 euros Supérieur à 212 20000 euros
170 2205 euros    
171 2370 euros    
172 2544 euros    
173 2726 euros    
174 2918 euros    
175 3119 euros    
176 3331 euros    
177 3552 euros    
178 3784 euros    
179 4026 euros    
180 4279 euros