Sa réduction est décalée à juin.

La crise économique dans laquelle le COVID-19 pourrait plonger la France, et plus largement le monde entier, va imposer quelques aménagements et assouplissements de la part des gouvernements pour aider les entreprises, qui seront toutes touchées et parfois durement par le ralentissement ou l'arrêt de leur activité.

Une première décision a été prise en ce sens par le gouvernement français, qui a décidé de prolonger de trois mois le bonus écologique de 6000 euros pour les professionnels se portant acquéreurs d'un véhicule électrique.

Face à la crise et à la fermeture des concessionnaires, et donc au retard des livraisons, la mesure initialement prévue pour être appliquée en mars le sera en juin. En effet, les véhicules électriques commandés en 2019 ne pouvaient bénéficier de ces 6000 euros de bonus que s'ils étaient livrés avant le 31 mars, mais la fermeture forcée des points de vente mais aussi des usines a poussé l'État à décaler cette condition d'attribution. C'est le Conseil National des Professions de l'Automobile (CNPA) qui a confirmé la bonne nouvelle, révélant que ce bonus s'appliquerait pour tout véhicule électrique livré avant le 15 juin, avant qu'il ne passe à 3000 euros.

Le CNPA révèle avoir alerté dès le 16 mars le ministère de la Transition écologique et solidaire des retards de livraison qui allaient impacter les clients professionnels ayant acheté des véhicules électriques et qui auraient dû, dès lors, débourser 3000 euros de plus que ce qui était prévu. C'est la Direction Générale de l'Énergie et du Climat qui a octroyé ce délai supplémentaire, et allouera ce bonus à condition que le véhicule soit facturé avant mi-juin.

Le bonus écologique subira par la suite plusieurs coups de rabot, avec 3000 euros pour le reste de l'année 2020, puis 2000 euros en 2021 et 1000 euros en 2022. Le ministère de la Transition  écologique et solidaire veut utiliser la réduction de cette prime pour aider davantage les particuliers à miser sur l'électrique, alors que les entreprises touchent déjà ces véhicules à un prix réduit, notamment grâce à l'exonération de Taxe sur les véhicules de société, dans le cas d'une voiture 'zéro émission'.