Avec une surveillance sanitaire accrue.

Alors que l'Europe et les États-Unis subissent de plein fouet la pandémie du COVID-19, la Chine commence à en sortir doucement, avec la levée des confinements prévue pour début avril, et le retour de l'activité professionnelle d'une partie du pays afin de ne pas subir un gouffre économique et productif trop important.

Aussi, le secteur automobile, névralgique dans le pays, est l'un des premiers à amorcer une relance concrète, puisqu'il a aujourd'hui presque entièrement repris son cours.

Chez nous, le secteur est entièrement paralysé, tandis qu'il va le devenir rapidement outre-Atlantique, comme il l'était le mois dernier en Chine. Mais dans l'Empire du Milieu, il est annoncé aujourd'hui que 90 % des entreprises ont repris leur activité, alors qu'on a assisté à une baisse impressionnante des ventes de véhicules, puisqu'elles étaient en chute de 92 % au début du mois de février. C'est d'ailleurs ce qui inquiète le plus les industriels aujourd'hui, qui craignent que les clients ne soient pas au rendez-vous au sortir de cette crise, qui est économique tout autant que sanitaire.

Outre la réouverture des usines, la Chine a aussi relancé ses concessionnaires, qui doivent toutefois faire face à une faible présence du public, qui ne semble pas encore se replonger dans l'achat de véhicules neufs, dans le pays qui reste le quatrième le plus touché par le coronavirus au monde. Et s'il fallait encore montrer que cette crise fait peur aux foyers modestes, les marques chinoises constatent un trafic en forte baisse dans les showrooms, avec 35 % du nombre de visiteurs habituels selon la China Automobile Dealers Association. Les marques premium, elles, enregistrent une baisse plus limitée avec 57 % du trafic habituel.

C'est toute la question qui se posera également chez nous lorsque l'activité reprendra, la crise économique promettant une récession dont on ignore encore l'importance. Outre la reprise délicate, il faudra s'attendre à ce que le public mette davantage de temps à reprendre une vie normale. Mais comme en Chine actuellement, tout sera certainement fait avec des mesures sanitaires renforcées, afin de ne pas créer de second foyer épidémique du virus.