Une offensive d'actions pour rendre l'achat de véhicules intéressant en post-confinement.

Le confinement engendre de nombreuses questions. Comment relancer l'économie ? Comment appâter les acheteurs ? Comment leur donner envie de changer de voiture ? Les Français seront-ils enclins à changer de voiture après le confinement ?

Pour répondre à ces questions, le gouvernement envisage plusieurs solutions. Il compte d’ailleurs profiter de cette situation pour pousser les gens vers une automobile plus écologique en faisant d'une pierre deux coups. Car bien que les concessions rouvrent bientôt, est-ce que les Français penseront : "il faut que je change de voiture, genre, maintenant tout de suite !" ? C'est peu probable.

Peugeot 3008 Hybrid et 3008 Hybrid4

Voilà pourquoi Bercy travaillerait sur de nouvelles aides à l'achat. Bruno Le Maire s'était exprimé en faveur d'un "redémarrage de l’économie et une relance de la croissance" en ajoutant toutefois une nuance "mais une croissance durable, verte, qui soit plus protectrice de notre environnement".

Il y a donc fort à parier que les aides qui verront le jour seront pratiquement exclusives aux véhicules très peu polluants, comme les hybrides, les hybrides rechargeables et les voitures électriques. D'ailleurs, en parlant de voitures électriques. Les entreprises peuvent de nouveau bénéficier du bonus maximal de 6000 euros, toujours accessible aux particuliers. On vous le rappelle, le bonus pour les entreprises avait été divisé par deux en janvier dernier.

Renault Clio E-Tech et Captur E-Tech Plug-in

Mais ce dont rêvent les constructeurs, PSA et Renault en tête, c'est d'un bonus aussi conséquent pour les hybrides rechargeables, ce qui serait certain de rendre la C5 Aircross Hybrid, le DS7 E-Tense, la 3008 Hybrid et Hybrid4, la 508 Hybrid et le Captur E-Tech nettement plus attractifs pour les clients. Alors, oui, il existe un bonus pour les hybrides rechargeables, mais il est moindre comparé à celui appliqué aux véhicules 100 % électriques.

Mais le bonus n'est pas la seule option envisagée, loin de là. On le sait, la France est le pays des taxes. Mais pour une fois, cette idée des taxes va dans le bon sens : une différenciation de la TVA en fonction de l'énergie et de la technologie de la voiture. Dans l'idée, une TVA nettement plus faible sera appliquée sur une voiture qui ne pollue pas du tout et un taux légèrement plus faible pour les voitures qui polluent peu par exemple. Actuellement, le taux de la TVA s'élève à 20 %.

En attendant la décision de Bercy, nous ne pouvons qu'émettre des suppositions.