Des précautions sanitaires sont prises dans tous les services d'autopartage.

À l'approche de la date fatidique du 11 mai 2020, celle annoncée du déconfinement en France, continuons un tour d'horizons des changements induits dans le milieu de l'automobile. Après avoir passé en revue les changements attendus dans les concessions et les conditions des déplacements en voiture, intéressons-nous aux services de location de voitures et de covoiturage / autopartage. 

Des changements dans nos habitudes sont aussi forcément attendus, notamment en ce qui concerne les services de covoiturage, d'autopartage, ou tout simplement les loueurs de voitures. 

Covoiturage encouragé pour désengorger les transports en commun

Si l'on peut se dire que le covoiturage, partager une voiture avec des personnes que l'on connaît ou généralement pas, n'est pas la solution idéale dans cette période de propagation du virus, les pouvoirs publics encouragent pourtant ce mode de transport. Pourquoi ? Tout simplement pour essayer de désengorger au maximum les transports en commun. 

Dans un communiqué du Ministère de la transition écologique et solidaire du 30 avril, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat aux Transports, déclarait : "J’encourage fortement les français à l’utilisation des mobilités douces dans le cadre du déconfinement. Je veillerai notamment à l’accélération des textes permettant la mise en place du forfait mobilités durables qui permettra aux entreprises d’aider à hauteur de 400€ par an leurs employés utilisant le vélo, le covoiturage ou d’autres mobilités partagées pour se rendre au travail".

Chaque plateforme de covoiturage y est allé de son petit sondage pour connaître la tendance au moment du déconfinement. Et la tendance est claire : seule la moitié des utilisateurs se disent prêts à reprendre le covoiturage dès le déconfinement (48 % des utilisateurs de la plateforme Karos, 52 % pour Klaxit.

Alors pour rassurer les utilisateurs, la plateforme Klaxit par exemple a mis en place un système de "badge confiance" invitant à accepter une charte d’engagement avec l’ensemble des règles simples à respecter pour covoiturer en toute sécurité.

Si le port du masque obligatoire est également une piste de réflexion pour les utilisateurs de covoiturage, le fait de limiter aussi le nombre de personnes dans une voiture avec, en plus du conducteur, un seul passager, assis à l’arrière et du côté opposé serait aussi une solution.

Autopartage : signaux contraires

Beaucoup de questions se posent aussi sur l'autopartage, ce service de voiture en libre-service. Et cette crise sanitaire du coronavirus envoie des signaux contradictoires. D'un côté, un General Motors a préféré tout stopper (aux États-Unis), annonçant fin avril fermer sa plateforme Maven. Une décision qui intervient quelques mois après celle de BMW et Daimler, même si pas liée au coronavirus. 

De l'autre côté, une plateforme comme Carlili vient de lever plusieurs millions d'euros de fonds pour développer son offre. 

En attendant de suivre l'évolution de ces services d'autopartage au lendemain du déconfinement, les plateformes s'efforcent de redémarrer progressivement leurs services, et de renforcer leur procédures de nettoyage entre les clients. Ubeeqoo explique ainsi : "La protection de la communauté Ubeeqo est notre priorité absolue, c'est pourquoi nous avons augmenté la fréquence de nettoyage et amélioré les protocoles de nettoyage existants en utilisant des produits de nettoyage adaptés (solutions antivirales et antimicrobiennes)."

Dans le même temps il est évidemment demandé respecter les recommandations et les gestes barrières indiqués par le gouvernement et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour protéger les autres clients, mais aussi les équipes de travail.

Location de voiture : gestes barrières indispensables

Si l'on sait que cette période de confinement aura été particulièrement cruelle pour l'économie dans son ensemble, le secteur des loueurs de voitures de fait pas exception. Et avec le déconfinement qui arrive, les agences de location vont réouvrir petit à petit.

Pour accompagner ces réouvertures, un certain nombre de mesure est mis en place par les enseignes comme Sixt, Europecar, Avis... : désinfection systématique des comptoirs entre chaque client, politique dite "zéro contact" (clé du véhicule dans une enveloppe scellée, une fois désinfectée), hygiaphones en plexiglas, marquage au sol pour délimiter les zones de sécurité, gel hydroalcoolique...

De même dans les voitures qui sont aérées entre les clients, lavées et nettoyées minutieusement à l’aide de produits désinfectants à base d’alcool, avec évidemment une attention toute particulière sur les parties touchées par le conducteur et les passagers (poignées de portes, volant, console centrale, frein à main, boîte à gants, ceintures de sécurité, appuis-tête…).