Le 28 mai prochain, le constructeur japonais devrait annoncer une série de mesures dont une réduction de ses effectifs.

D'ici la fin du mois, comme Renault, Nissan dévoilera un plan stratégique suite aux mauvais résultats de l'année 2019. Là aussi, tout comme le constructeur au Losange, Nissan avait déjà annoncé la couleur en juillet 2019 en ne laissant aucun doute concernant la suppression de postes à venir et la réduction de sa capacité de production

Dans un premier temps, cela devait se traduire par une suppression de 12'500 postes d'ici mars 2023, soit environ 10 % de ses effectifs mondiaux. Une réduction d'effectif qui se traduira logiquement par une réduction de la capacité de production, comme prévu par le constructeur nippon.

Ça c'était avant que la crise sanitaire vienne mettre son grain de sel. En effet, selon l'agence japonaise Kyodo News, ces coupes pourraient être portées à 15 % des effectifs, soit environ 20'000 emplois. Nissan s'est refusé à tout commentaire sur ces informations qu'il juge comme étant des "spéculations".

Cette restructuration, déjà annoncée depuis quelques mois, vient d'arriver à maturité et son annonce devrait arriver en même temps que celles de l'Alliance et de Renault. L'annonce de la stratégie future de l'Alliance est prévue le 27 mai, tandis que celle de Nissan devrait suivre le 28 et Renault le 29. Une valse à trois temps qui devrait annoncer en cascade une série de nouvelles peu reluisantes suite aux mauvais résultats des deux constructeurs et de l'Alliance d'une manière générale.

Comme du côté du Losange, chez Nissan, certaines usines sont menacées. Ainsi, en Europe, celle de Barcelone pourrait être concernée par une série de mesures tandis que celle de Sunderland devrait être ménagée. Nissan devrait aussi revoir sa présence en Europe et réduire fortement la voilure, en laissant simplement une gamme réduite composée uniquement de SUV et de la Leaf, sa compacte électrique.

Dans tous les cas, la source proche du constructeur a reconnu auprès de l'AFP que le précédent plan de restructuration lancé en 2019 n'était plus suffisant face à l'aggravation de la crise du marché automobile mondial depuis la crise sanitaire.