Renault dévoilera sa nouvelle feuille de route le 29 mai prochain avec, notamment, un plan économique important.

En février dernier, Renault a présenté ses résultats financiers pour l'année 2019. Des résultats loin d'être aussi bons qu'escomptés. Ainsi, Clotilde Delbos, directrice générale par intérim du Losange, avait annoncé un objectif de réduire les coûts de fonctionnement de deux milliards d'euros sur trois ans. Ce qui impliquerait logiquement des changements au niveau des usines de la marque, et la directrice générale ne s'en était pas cachée en évoquant "aucun tabou" à ce sujet.

Le 29 mai prochain, Renault va dévoiler sa nouvelle feuille de route pour les années à venir, dont ce fameux plan économique. Dans la dernière édition du Canard Enchaîné, le journal indique que Renault envisagerait de fermer quatre usines, dont deux établissement emblématiques : Dieppe et Flins. La première usine produit l'Alpine A110 et la seconde les Renault Zoé et Nissan Micra. Comme souvent, le Canard Enchaîné ne cite pas sa source et le Losange n'a pas souhaité s'exprimer à ce sujet auprès de l'AFP.

Toutefois, selon une parution plus récente au sein des colonnes des Echos, Flins ne fermerait pas mais abandonnerait la production de voitures. Trois usines seraient concernées par la fermeture : Choisy-le-Roi, la fonderie de Bretagne et Dieppe. La première est spécialisée dans la réparation de moteurs et boîtes de vitesses utilisés comme pièces de réemploi et pourrait voir ses activités délocalisées du côté de Flins justement. La fonderie de Bretagne produit des pièces en fonte pour les moteurs, les châssis et les boîtes de vitesses. Celle de Dieppe, comme évoqué plus haut, s'occupe de la fabrication de l'Alpine A110.

La fermeture de l'usine de Dieppe serait une surprise puisque Renault avait réalisé des travaux il y a à peine deux ans. Néanmoins, la quantité de voitures produites au sein de cet établissement est faible puisque cela représente seulement 5000 unités par an en moyenne. Une activité qui devrait drastiquement diminuer cette année en raison de la crise sanitaire, d'autant plus qu'elle avait déjà largement diminué en début d'année au rythme de sept véhicules par jour.

On ne peut évidemment pas faire l'impasse sur le parallèle entre ces supposées fermetures d'usines et la récente demande de Renault auprès de l'État. Pour rappel, suite à la crise du coronavirus, Renault a fait parvenir une demande de prêt bancaire garanti par l'État de cinq milliards d'euros. Une demande qui aurait pu inciter la marque a revoir ses positions en France vis-à-vis de ses usines. Néanmoins, du côté du ministère de l'Économie, personne ne semble juger incompatible l'obtention de ce prêt avec la fermeture d'usines en France, notamment si les autres sites ont un avenir qui peut être assuré, justement grâce aux économies liées aux fermetures d'autres établissements.