La marque recentre sa gamme autour de deux segments.

Renault va présenter dans les prochains jours son nouveau plan de route pour les prochains mois, et qui mettra en avant la stratégie du constructeur pour les années à venir. L'information principale est la réduction drastique de la gamme, avec la disparition de trois modèles, qui représentent à eux seuls deux segments complets sur lesquels la marque est actuellement positionnée.

En effet, les modèles non renouvelés seront l'Espace, un nom iconique dont la dernière génération peine à trouver son positionnement entre monospace et SUV, et donc son public, mais aussi la berline Talisman et le monospace Scenic, tout comme sa déclinaison Grand Scenic. C'est l'agence de presse Reuters qui confirme que le Losange va présenter un plan d'économie de deux milliards d'euros sur trois ans, et que celui-ci passera inéluctablement par la réduction des modèles proposés, et par la mise en avant de deux segments en particulier.

"L’ensemble du projet n’est pas encore gravé dans le marbre, mais on peut d’ores et déjà enlever l’Espace, le Scenic et la grande berline Talisman du futur plan produit, il est quasiment acquis que ces modèles ne seront pas renouvelés et qu’ils vont s’arrêter", a confirmé une source à Reuters, confirmant cette nouvelle volonté de privilégier deux segments, ainsi que celui des petites voitures. "En gros, moins de monospaces et de berlines, et priorité aux crossovers et aux SUV."

C'est d'ailleurs une réduction à une échelle plus importante qui va être opérée, car les marques du Groupe Renault frôlent les 50 modèles cumulés. Un problème qu'avait rencontré PSA il y a quelques années, divisant ce chiffre presque par deux. Cela avait amené 300 millions d'euros d'économie et bien que Renault s'en défende, l'exemple de son rival a certainement été une source d'inspiration au moment de prendre de telles décisions.

"La comparaison avec PSA a ses limites, car Renault est beaucoup plus international que son compatriote, dont les ventes restent très axées sur l’Europe", précise une source qui ajoute que l'offre trop importante est au coeur du problème. "Mais si la diversité géographique de Renault explique son nombre élevé de modèles, aujourd’hui ce niveau n’est plus tenable non plus." Dès lors, Renault va faire ce que font de nombreux constructeurs et concentrer son offre sur les petites voitures, citadines et compactes, ainsi que sur les SUV et crossovers.

Une de ces sources a d'ailleurs confirmé que le SUV coupé Arkana, pour le moment vendu avec succès sur d'autres marchés comme la Russie ou la Corée du Sud, devrait rejoindre la gamme de Renault en Europe pour compenser la baisse des ventes de la Mégane : "Le crossover Arkana, lancé en Russie, sera bien vendu en Europe pour pallier aux faibles volumes de Mégane, et probablement la remplacer sur le long terme."