Alpine va prendre un nouveau tournant d'ici l'an prochain, sous l'impulsion de Luca de Meo, qui n'est pas contre une A110 électrique.

Au mois de janvier prochain, Luca de Meo, le nouveau patron du groupe Renault, va présenter sa nouvelle stratégie pour le groupe, une stratégie qui s'articulera autour de quatre marques bien distinctes. Le dirigeant a déjà donné les contours de sa stratégie, notamment concernant Alpine, qu'il compte bien ne pas abandonner malgré un plan produit aujourd'hui proche du néant après la sortie de la pétillante petite A110.

Exit Renault Sport, place donc à Alpine pour le sport automobile du côté du groupe Renault dès janvier prochaine. Cela se matérialisera dans un premier temps par un "rebadging" de l'écurie Renault F1 Team qui deviendra désormais Alpine F1 Team. Dans l'absolu, il n'y aura pas trop de chamboulements les premières années, reste à savoir comment seront badgés les futurs produits Renault Sport, comme la Mégane par exemple, ou encore la Clio si elle revient un jour en version sportive.

En attendant donc les détails de cette nouvelle stratégie, Luca de Meo donne plusieurs indices sur ses plans à travers quelques interviews et prises de parole. La dernière en date provient de chez nos confrères d'AutoExpress, où le dirigeant s'est exprimé concernant sa vision d'une éventuelle électrification de la firme dieppoise.

"Nous devons arrêter avec la nostalgie au sujet d'Alpine et utiliser Alpine comme une opportunité de nous projeter vers l'avenir en ce qui concerne la distribution, la technologie, les voitures électriques, etc.", affirme Luca de Meo.

Au moment d'aborder le sujet de l'Alpine A110, Luca de Meo ne s'est pas montré contre l'idée d'une version 100 % électrique à venir, sans pour autant affirmer qu'elle verra le jour. Il s'agira sans doute de l'une des principales interrogations de la marque quand elle aura sa feuille de route définitive. 

"Peut-être qu'un jour nous ferons une version électrique de la voiture si nous parvenons à trouver une viabilité commerciale, peut-être en trouvant un partenaire", a indiqué le dirigeant avant de poursuivre : "l'une des missions que nous pourrions donner à Alpine serait de rendre l'expérience d'une voiture électrique plus émotionnelle et excitante ; nous avons quelques idées !"

Luca de Meo n'a d'ailleurs pas caché ses ambitions avec Alpine, au point de vouloir faire de la marque une sorte de "mini-Ferrari" en rassemblant tout le savoir-faire des différentes entités du groupe Renault en matière de sport automobile, des entités trop dispersées à son goût.

"De ce que j'ai vu, il est possible de combiner ces éléments pour créer ce que j'appelle un mini-Ferrari − placer l'équipe de F1 au centre d'un écosystème commercial et créer une marque avec une présence dans le sport automobile, l'ingénierie, la production et la distribution."