Récemment épinglés par plusieurs associations, les ralentisseurs illégaux sont plus que jamais dans le collimateur.

Selon plusieurs associations, la grande majorité des 450'000 ralentisseurs en France sont illégaux. Trop hauts, trop longs ou encore mal formés, nombreux sont les ralentisseurs à ne pas, ou ne plus, respecter la réglementation en vigueur et cette anarchie est depuis quelques mois épinglée par de nombreuses associations en lien, ou non, avec l'automobile.

Les lois régissant les ralentisseurs sont trop peu souvent respectées, et c'est en partant de ce constat que l'association 40 millions d'automobilistes s'est emparée du sujet en ouvrant une plateforme en ligne permettant de signaliser les dos-d'âne illégaux. Ainsi, avec photos et mesures à l'appui, vous pourrez enregistrer en ligne les ralentisseurs qui ne respectent pas la réglementation. L'association a également ajouté la liste des critères pour un ralentisseur légal.

Rappelons que, récemment, trois associations ont uni leurs forces pour partir en guerre contre ces ralentisseurs. Ainsi, "La ligue de défense des conducteurs", "Pour une mobilité sereine et durable" et "Automobile-Club des Avocats" ont déposé une plainte contre X entrainant l'ouverture d'une information judiciaire "pour mise en danger de la vie d'autrui" par le parquet de Toulon. Une première en France.

Coussin berlinois

Les associations citées plus haut estiment qu'une grande majorité des 450'000 ralentisseurs installés sur les routes de l'Hexagone ne respectent pas les normes, notamment en ce qui concerne la hauteur. Les conséquences, vous les connaissez sûrement : dégradations sur les véhicules et, dans le pire des cas, accidents de la circulation. Le recours a été axé sur les coussins berlinois, un type de ralentisseur en caoutchouc, celui même présenté sur la photo ci-dessus.

Pour l'association 40 millions d'automobilistes, il ne s’agit pas de remettre en question le bien-fondé des ralentisseurs, "mais bel et bien de s’attaquer à une véritable problématique de sécurité routière et de santé publique", explique Pierre Chasseray, délégué général de l'association. À terme, l'association réalisera une cartographie complète qui sera publiée et adressée aux pouvoirs publics pour les sensibiliser aux dangers que représentent ces ralentisseurs illégaux. Par la suite, les associations souhaitent avoir recours à des équipements conformes aux normes.