Jusqu'où va s'arrêter la vague infernale des SUV ? En l'espace de cinq ans, en Europe, la part de marché de ces 4x4, plus à l'aise sur un asphalte bien lisse plutôt que sur des chemins caillouteux, a bondi de près de 14 points en passant de 26 à 40 %. Une sacrée performance qui s'explique notamment par la pluralité de l'offre au sein des catalogues des constructeurs. Ces derniers possèdent tous au moins deux, voire même trois, SUV différents.

Et ce n'est d'ailleurs pas près de s'arrêter d'après les récents chiffres fournis par Jato Dynamics. Sur le début de l'année 2021, la part des SUV en Europe atteint encore de nouveaux records avec 44 % de parts de marché. La France fait partie des pays qui propulsent les SUV au sommet sur le Vieux Continent puisque, sur la même période, la part de marché s'établit à 41 %, avec de belles performances des Peugeot 2008 et 3008, tous les deux fraîchement renouvelés, et du Renault Captur.

Le SUV étant plus rentable qu'une compacte ou qu'une berline de même segment, les constructeurs se frottent les mains d'un tel engouement. Le revers de la médaille en revanche, ce sont des moyennes de CO2 qui grimpent en flèche, les SUV étant moins efficients, notamment à cause leur aérodynamisme et de leur poids. Néanmoins, les marques anticipent et redoublent d'inventivité pour parer aux amendes de Bruxelles, en dotant notamment leurs plus gros SUV, dans un premier temps, de groupes motopropulseurs hybrides rechargeables, sans sacrifier la puissance nécessaire pour déplacer ce genre de mastodontes.

Les plus petits SUV s'y mettent également, à l'image de la récente Peugeot 2008, indisponible en hybride, mais commercialisée en 100 % électrique avec une autonomie supérieure à 300 kilomètres avec une seule charge en cycle WLTP. De son côté, Renault a fait le choix de l'hybride pour son Captur avec de l'hybride simple et de l'hybride rechargeable.

L'engouement autour des SUV n'est pas prêt de s'arrêter d'une manière générale, les clients voient en ces produits plusieurs avantages, à commencer par le design, la sensation de sécurité et, pour certains, l'habitabilité. Certains constructeurs, comme Volvo par exemple, ont déjà annoncé sacrifier certaines de ses berlines sur l'autel des SUV.