Perdre un point de permis pour un excès de vitesse minime a de quoi en frustrer plus d’un. Mais c'est désormais officiel : depuis le 1er janvier 2024 les automobilistes n’en perdront plus un seul en cas de dépassement de vitesse inférieure à 5 km/h. 

Ce type d’infraction représente plus de la moitié des excès de vitesse en France (58 %) et par conséquent, la majorité des retraits de points. Avec cette nouvelle mesure, évoquée depuis 2022 par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le gouvernement cherche à se montrer plus laxiste notamment après le passage de vitesse de 90 à 80 km/h sur près de 400 000 kilomètres de routes secondaires depuis l’été 2018. Cependant, les conducteurs devront toujours payer les 135 euros d’amende en cas d’excès en ville et 68 euros pour les fautes commises sur les routes et autoroutes.

 

Bon ou mauvais choix ?

On peut tout de même se dire que le gouvernement aurait pu jouer la carte inverse en supprimant l’amende et en conservant la perte du point mais on peut boire le verre à moitié plein et se dire que la somme à payer n’a pas été augmentée, pour l’instant du moins…

Quoi qu’il en soit, cette mesure n’a pas été du goût de tous puisque quelques associations comme "la Ligue contre la violence routière" n’y voit qu’un véritable non-sens :

"La France n’a connu aucune diminution de la mortalité routière depuis 10 ans et tous les experts nous alertent sur le fait que pour environ la moitié des accidents graves, un petit excès de vitesse (inférieur à 10km/h) est constaté."

Dans le camp opposé, l’association "40 millions d’automobilistes" se réjouit de cette victoire attendue depuis longtemps, bien que l'amende soit toujours présente, et a expliqué que la France était le seul pays européen à sanctionner de manière aussi flagrante ces petits excès de vitesse, souvent involontaires et n’étant quasiment jamais la cause d’un quelconque accident.

Photos de radars de vitesse

Le pire fléau d'un automobiliste en image...

Malgré tout, faites attention aux radars ! Alors qu’on en compte environ 4500 dans l’Hexagone, 1000 d’entre eux ne sont toujours pas actifs mais le gouvernement espère bien changer la donne cette année et leur nombre ne diminuera pas, bien au contraire. Comme si cela ne suffisait pas, ces derniers vont devenirs de plus en plus autonomes et intelligents, à l’avenir, alors prudence.