Un gisement de lithium conséquent dans l’Allier
Un tiers de l’industrie des batteries en France pourrait être alimenté par ce gisement, dont l'exploitation pourrait débuter à l'horizon 2028.
La présence de Marc Ferracci, le ministre de l’industrie, sur le site d’Echassières, dans l’Allier, est révélatrice de l’importance que porte l’état français à ce gisement. Après une première étude de faisabilité, la société Imerys a rendu son verdict, et ce gisement situé dans le département de l’Allier pourrait constituer… le quatrième gisement de lithium le plus important au monde, capable, selon l’industriel, d’alimenter l’industrie de la batterie en France durant près de 50 ans.
Conscient de l’enjeu, le gouvernement a affiché son soutien au projet, avec un crédit d’impôt de 200 millions d’euros accordé à l’entreprise Imerys, un énorme coup de pouce confirmé par le ministre de l’industrie lors de sa visite sur le site ce lundi.
Il faut dire que l’enjeu est de taille, puisque cette mine pourrait potentiellement extraire quelques 34'000 tonnes d’hydroxyde de lithium par an, et équiper 700'000 véhicules électriques. De quoi réduire la dépendance énergétique de l’état vis-à-vis des autres pays.
"Le but, c’est d’avoir une filière industrielle autour de la batterie, notamment avec des débouchés pour les batteries que vous connaissez qui sont notamment dans le véhicule électrique, mais pas uniquement", a indiqué le ministre.
Alors que Imerys attend la délivrance du permis de construire pour exploiter la mine, les travaux devraient débuter en 2026, pour une mise en service estimée entre 2028 et 2030. Pour un coût conséquent, puisque, après une première estimation d’un milliard d’euros, la note des travaux a été revue à 1,8 milliards d’euros, impliquant également des investissements "pour réduire les impacts environnementaux et sociaux". La société, qui se réjouit du coup de pouce annoncé de l’état, est désormais à la recherche d’investisseurs.
Fin juillet, un groupe de manifestants opposés à la mine sur le site d’Echassière s’était réuni pour dénoncer son impact environnemental, notamment en ce qui concerne son approvisionnement en eau. Alors que des opposants étaient également présents à l’occasion de la visite du ministre, ce dernier a tenu à assurer que "la réglementation française (était) parmi les plus exigeantes au monde."
RECOMMANDÉ POUR VOUS
Le patron de BMW M l'affirme : l’hybride rend l’offre de boîtes manuelles « vraiment difficile »
Dix minutes de charge et 363 km d'autonomie supplémentaire : voilà ce que BMW prévoit pour l'iX5
Le prochain modèle de Jaguar pourrait être un SUV au style Type 01
La fusion Tesla-SpaceX serait « une bonne idée ».
Mercedes abandonne trois modèles pour 2027
Voiture électrique : savez-vous comment la maintenir en bon état ?
Rolls-Royce va claquer le coffre du projet Nightingale 15 000 fois