Les voitures électriques abordables de Renault parleront aussi chinois
Le constructeur français achète des composants pour les moteurs électriques de la Twingo à Shanghai, même si la production reste en France.
Personne, ou presque, ne peut aujourd’hui faire l’impasse sur la Chine. Surtout lorsqu’il s’agit de voitures électriques. Renault, par exemple, s’est tournée vers plusieurs acteurs chinois de tout premier plan pour développer la prochaine Twingo en un temps record et à des coûts compétitifs.
Le constructeur français indique désormais qu'il s’appuiera encore sur des entreprises du pays du Dragon pour acheter des composants destinés au développement de moteurs électriques fabriqués en France. L’entreprise concernée est Shanghai e-Drive.
Pourquoi est-ce une décision nécessaire ?
La raison, là encore, est assez facile à comprendre. S’approvisionner en composants en Chine permet de contenir les coûts. Une nécessité difficile à contourner autrement. Surtout sur des modèles comme la Twingo, destinés au grand public, qui doivent être proposés à des prix accessibles pour atteindre des volumes suffisants (et préserver une certaine rentabilité). Il faut rogner partout.
Et la Chine, pour toute une série de raisons allant des économies d’échelle à une position dominante en matière d’accès aux matières premières, est quasiment imbattable sur le plan de l’efficacité des coûts. Même en tenant compte d’un coût de main-d’œuvre compétitif et des différentes initiatives de soutien à la mobilité électrique mises en place par Pékin.
Renault Twingo Electric (2026) : le moteur électrique (ici en argent sous le chargeur embarqué et l’onduleur) est un moteur à aimants permanents (PSM) pour la première fois sur AmPR Small
La Chine prend une longueur d’avance
Renault n’est ni le premier ni le dernier constructeur occidental à franchir ce pas. Il suffit de penser à l’approvisionnement en batteries, qui passe souvent par des géants chinois comme CATL ou BYD, deux entreprises qui fournissent une part importante du marché et dont les clients incluent aussi des concurrents directs.
À titre d’exemple, rappelons que BYD, numéro un des ventes de voitures électriques, fournit des produits à Tesla, qui a longtemps été la référence parmi les marques zéro émission avant de céder la place… justement à son rival asiatique.
Mais il n’y a pas que les batteries. Les entreprises chinoises sont très fortes sur tout ce qui touche à la technologie. C’est notamment pour cela que Audi a conclu il y a quelque temps un accord avec SAIC (au sujet du logiciel), ou encore que Ford, c’est une information de ces derniers jours, discute avec Geely pour accéder à son expertise en matière de gestion de l’énergie et de conduite autonome.
Galerie: Renault Twingo E-Tech Électrique (2026)
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