Morgan et Pininfarina s'associent pour un coupé époustouflant à moteur BMW
Il ne lui manque qu'une boîte de vitesses manuelle pour frôler la perfection.
Voilà un peu plus de deux ans que Morgan nous surprenait en s’associant à Pininfarina pour lancer le roadster Midsummer. Aujourd’hui, l’improbable duo remet ça, cette fois avec une transformation en coupé encore plus exclusive. Seules neuf voitures seront produites, contre 50 exemplaires pour sa sœur découvrable. À l’image de son prédécesseur, cette version à toit fixe est superbe, avec un avantage supplémentaire : elle permet aussi de rouler sous la pluie.
Morgan ne s’est pas contenté d’ajouter un toit. Le constructeur a développé une canopée vitrée scindée par une bande centrale qui se prolonge jusqu’à l’avant et l’arrière de la voiture. Le coupé Midsummer reçoit également des portes nettement plus hautes, avec de nouvelles poignées intégrées à la ligne de caisse pour préserver un profil lisse et épuré. Même les jantes forgées de 19 pouces, au dessin complexe à multiples branches, sont exclusives au coupé, ce qui le distingue davantage du roadster et de ses jantes au style « disque ».
Habillé de cuir, agrémenté de superbes inserts en bois et de touches d’aluminium, l’habitacle frôle la perfection, même si une boîte manuelle l’aurait rendu encore plus désirable. À la place, le coupé Midsummer reprend la même boîte automatique ZF à huit rapports que le roadster. En revanche, il n’utilise pas le sélecteur de vitesses standard de BMW : il adopte un nouveau levier en aluminium anodisé, récemment aperçu sur la Supersport 400.
Un cuir de teinte plus claire sur le volant aurait été plus élégant, mais ces neuf clients pourront évidemment le personnaliser selon leurs goûts. Les palettes au volant et les commodos ressortent aussi un peu plus qu’ils ne le devraient, mais on chipote. Globalement, l’ambiance d’un luxueux habitacle au parfum rétro est bien là. L’intérieur est baigné de lumière grâce au toit largement vitré et à une grande lunette arrière en forme de U rappelant les coupés des années 1940.
Malgré son toit fixe, l’auto ne pèse que 2,5 % de plus qu’une Supersport équipée du hard-top en option. Morgan indique avoir dû apporter des modifications « structurelles significatives » afin d’améliorer la rigidité, tout en ajustant discrètement les proportions pour s’adapter à la carrosserie de coupé.
La puissance provient du très répandu BMW B58, un six-cylindres en ligne 3,0 litres turbo que l’on retrouve sur de nombreux modèles bavarois, mais aussi sur l’Ineos Grenadier et son pick-up Quartermaster. La puissance n’est pas annoncée, mais ce moteur est donné pour 402 ch (environ 296 kW) et 500 Nm sur la nouvelle Supersport 400, le modèle le plus puissant jamais produit par Morgan.
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