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Canicule : à Mulhouse, la CGT dépose un préavis de grève chez Stellantis

Selon la CGT, certaines zones de production atteindraient des températures proches de 38 à 40°C.

Plaque Stellantis

L’usine Stellantis de Mulhouse (Haut-Rhin) est au cœur d’un conflit social déclenché par les fortes chaleurs. La CGT a déposé un préavis de grève pour dénoncer les conditions de travail dans un contexte de canicule, estimant que les dispositifs mis en place par la direction ne suffisent pas à protéger les salariés.

Dans un communiqué, le syndicat appelle les employés à cesser le travail à partir de 11h30 pour l’équipe du matin et 18h20 pour l’équipe de l’après-midi, et ce jusqu’à la fin de la semaine. Il réclame notamment un renforcement des mesures de prévention face aux températures élevées dans les ateliers.

Selon la CGT, certaines zones de production atteindraient des températures proches de 38 à 40°C. Le syndicat évoque un « plan chaleur » jugé insuffisant, demandant davantage de pauses, des distributions d’eau plus régulières, ainsi qu’un ralentissement des cadences de production.

La CGT affirme également que les conditions actuelles mettent en danger la santé des travailleurs. Elle mentionne notamment le cas récent d’un jeune salarié décédé après un malaise attribué à un coup de chaleur, un élément qui alimente les tensions sociales sur le site.

De son côté, la direction de Stellantis indique que des mesures sont déjà en place, incluant des pauses supplémentaires et des distributions d’eau, ainsi qu’un dispositif d’adaptation des horaires lorsque cela est possible. Elle souligne aussi que des espaces climatisés sont disponibles pour les pauses, tout en rappelant qu’une climatisation intégrale des ateliers n’est pas envisageable.

Le mouvement n’est pas suivi par l’ensemble des organisations syndicales du site, ce qui limite pour l’instant son ampleur. Selon la direction, un seul salarié aurait effectivement débrayé lors de la première journée de mobilisation, sur environ 1 700 personnes présentes en production.

Si la CGT maintient sa pression, l’impact sur la production devrait rester limité à court terme. Mais ce nouvel épisode illustre la montée des tensions dans l’industrie automobile face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents et à leurs conséquences sur les conditions de travail.