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La nouvelle smart #2 vise 300 km d’autonomie en ville

La Smart #2 biplace vise une autonomie d'environ 300 km (cycle WLTP) grâce à sa batterie de 35,8 kWh, sa batterie Tridion Cell Evo et sa suspension arrière à cinq bras.

La nouvelle smart #2 vise 300 km d’autonomie en ville
Photo: smart

La smart #2 refait parler d’elle, cette fois à Pékin. La marque a ouvert les portes d’un événement technique consacré à son nouveau modèle deux places, organisé dans un décor urbain recréé pour l’occasion. Les premiers détails d’ingénierie de cette voiture électrique y ont été dévoilés.

Sa première apparition publique est prévue le 12 octobre au Salon de l’automobile de Paris, où smart présentera la version de production définitive. Le chiffre le plus attendu concerne l’autonomie : selon le constructeur, la #2 vise environ 300 km selon le cycle WLTP, le protocole d’homologation utilisé en Europe pour mesurer consommation et émissions dans des conditions standardisées.

Une plateforme conçue pour une deux places

La voiture repose sur l’Electric Compact Architecture (ECA), une plateforme développée spécifiquement pour cette ultracompacte biplace par l’équipe d’ingénierie internationale de smart. Concevoir une voiture électrique dans une carrosserie de moins de 3 mètres impose des contraintes techniques importantes. Il faut faire cohabiter espace à bord, groupe motopropulseur, structure de sécurité et comportement dynamique dans un volume très réduit.

smart #2 au Tech Workshop de Pékin 2026

smart #2 au Tech Workshop de Pékin 2026

Photo : smart

Le pack batterie affiche une capacité de 35,8 kWh, avec des cellules fournies par CATL, et accepte la recharge rapide en courant continu de 10 à 80 % en 20 minutes. L’architecture comprend également un groupe motopropulseur intégré 11-en-1, qui réunit dans une unité compacte les fonctions de traction, d’électronique de puissance et de contrôle. De quoi réduire la complexité d’assemblage dans une voiture aussi petite.

Sécurité et agilité en ville

La structure porteuse adopte la nouvelle génération de la Tridion Cell Evo, l’élément qui caractérise depuis des années l’approche sécuritaire de smart. Plus de 78 % de la caisse est réalisée en acier à haute résistance, avec une configuration à trois couches et des matériaux atteignant jusqu’à 1 800 MPa de résistance à la traction. La rigidité torsionnelle annoncée est de 39 000 Nm/degré, avec une capacité de charge sur le toit supérieure à 4 tonnes.

Aucun compromis en matière de sécurité grâce à la Tridion Cell Evo de nouvelle génération

La Tridion Cell Evo de nouvelle génération de la smart #2

Photo : smart

L’habitacle est protégé par 7 airbags et par un système de ceintures avec prétensionneurs pyrotechniques et languette de blocage en cas de choc. Le dispositif est conçu pour limiter le déplacement vers l’avant des occupants. Lors du test de l’élan, qui simule une manœuvre d’évitement brusque, la voiture a atteint 78 km/h. L’angle statique de retournement est de 45,9 degrés.

Le diamètre de braquage entre trottoirs est de 6,95 mètres. La #2 est par ailleurs la seule voiture de son segment, sous les 3 mètres, à recevoir un train arrière indépendant à cinq bras, associé à une propulsion et à une répartition des masses de 50:50. Les pneumatiques affichent une largeur différenciée entre l’avant et l’arrière afin d’améliorer la direction et la stabilité.

Un design signé Mercedes

Les lignes extérieures sont signées par l’équipe de design globale de Mercedes, qui a conservé l’architecture avec les roues aux quatre coins de la carrosserie, marque de fabrique de la deux places depuis ses débuts. Les porte-à-faux courts et l’encombrement réduit permettent, selon la marque, de dégager davantage d’espace pour l’habitacle.

Kang Yi, directeur marketing mondial de smart, s’est exprimé au sujet du projet : « La smart #2 incarne l’essence de smart. Avec la #2, nous ne nous contentons pas de regarder notre passé : nous le réinventons pour l’avenir ».

Les données techniques communiquées restent préliminaires et soumises à l’homologation finale, y compris les chiffres d’autonomie WLTP, qui ne sont pas encore certifiés. Côté prix et marchés de commercialisation, aucune information officielle n’a pour l’instant été communiquée. On en saura davantage après la présentation de la plateforme ECA prévue à Paris le 12 octobre.