Motor1.com a essayé la nouvelle Mercedes Classe E Cabriolet en Arizona, en avant-première !

Mercedes a toujours fait des décapotables, depuis la naissance même de l’automobile. Après tout, lorsque Karl Benz a inventé l’automobile, en 1883, cette dernière n’avait pas de toit. Mieux, les cabriolets les plus récents de la marque, la Classe C et la Classe S, ne sont pas seulement aussi beaux que leurs variantes à toit en dur, mais parfois même plus élégants.

C’est désormais au tour de la nouvelle Classe E de se voir offrir sa version découvrable. Une voiture basée sur la structure de la génération W213. Officiellement, l’auto ne sera dévoilée qu’au salon de Genève au Mois de mars, mais la marque à l’étoile a invité Motor1.com USA à essayer l’auto en Arizona, aux États-Unis.

2018 Mercedes-Benz E-Class Cabriolet: First Ride
2018 Mercedes-Benz E-Class Cabriolet: First Ride
2018 Mercedes-Benz E-Class Cabriolet: First Ride
2018 Mercedes-Benz E-Class Cabriolet: First Ride
2018 Mercedes-Benz E-Class Cabriolet: First Ride

Techniquement parlant, la Mercedes Classe E Cabriolet reste une Mercedes. Fondamentalement, elle ne change pas. Elle reste très proche du coupé qui a été présenté au salon de Détroit. De l’aile avant à l’arrière, le cabriolet comme le coupé partagent pratiquement tout ce qu’il est possible de voir : pare-chocs, feux, l’allure générale même partage ses gênes avec la version à toit dur.

Sans mauvaise surprise

Comme pour le coupé, Mercedes propose ce que la marque appelle "un idiome de design simplifié". Un concept qui prend forme par des ailes, portières et autres surfaces de carrosserie les plus lisses possible, avec seulement une ligne de caisse qui vient caractériser les Mercedes modernes. En dépit des surfaces de camouflage appliquées sur la carrosserie, il est possible de deviner plusieurs détails sur la ligne de la voiture. Il semblerait que la partie arrière de la Classe E Cabriolet perde l’aspect plus effilé qui fait l’élégance des Classe S et Classe C découvrables. Un jugement qu’il faudra cependant garder pour Genève. En Suisse, la ligne de l’auto sera officiellement dévoilée, et il sera bien plus habile d’en juger à ce moment.

2018 Mercedes-Benz E-Class Cabriolet: First Ride
2018 Mercedes-Benz E-Class Cabriolet: First Ride

Notons cependant la petite différence d’approche entre le coupé et le cabriolet. Capote rabattue, un détail est remarqué entre le cabriolet et le coupé. À aucun moment Mercedes ne cherche à recréer les grandes surfaces vitrées de la coupé, ou la structure de capote très fine que l’on retrouve sur la Classe C. La capote, elle, possède de nombreuses couches pour favoriser l’isolation. Elle sera disponible dans plusieurs coloris de tissu : noir, brun, rouge foncé et bleu. Surtout, elle présente des lumières de toit encastrées.

Au moment d’éclipser ce toit de toile pour laisser l’habitacle à l’air libre, le processus ne demande qu’une seule pression du doigt, et moins de vingt secondes de patience. Selon nos mesures, entre l’ouverture du loquet et le bip annonçant la fin de la manœuvre, il ne faut compter que 17 secondes, 14 dans le sens inverse. Le tout dans un silence absolu.

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Une seule fois, nous avons été autorisés à prendre le volant de l’auto avec le toit ouvert. Visiblement, Mercedes ne souhaitait pas que les photographes puissent prendre le cabriolet avec son intérieur aux yeux et à la vue de tout un chacun. Peut-être ne voulaient-ils pas que les spectateurs puissent voir l’intérieur, pourtant très proche du coupé, mis à part quelques choix de matériaux, ou plutôt le système Air Cap ? Avec des écrans qui se déploient depuis le pare-brise et derrière les sièges arrière ? Peut-être même ne voulaient-ils pas que l’on puisse se rendre compte que nos cheveux ne subissaient aucun courant-d’air, ou que nous étions parfaitement installés dans les fauteuils, en dépit d’une assise un peu trop droite ? Nul ne le sait !

2018 Mercedes-Benz E-Class Cabriolet: First Ride

Dans tous les cas, la rigidité du châssis est remarquable. Les ennuis habituels causés par la structure d’un cabriolet ont été compensés par l’installation d’entretoises en X pour la partie avant, et d’autres en V pour la partie arrière. De même, les soubassements ont été renforcés, sous les portières, mais également les traverses sous les sièges arrière et le capot.

Rendez-vous à Genève

La Mercedes Classe E Cabriolet arrivera plus tard dans l’année dans les concessions. Elle sera propulsée notamment par le V6 3 litres biturbo, un moteur que l’on trouvait déjà sur les anciennes E400 coupé et cabriolets. La différence, c’est que, de série, elle recevra la nouvelle boîte automatique, du moins pour le marché américain, qui reçoit neuf rapports, ainsi que la possibilité d’opter pour la version quatre roues motrices gratuitement, comme c’est le cas sur les C et S coupés. En version deux roues motrices, et en raison des 150 kg d’embonpoint par rapport au coupé, ce cabriolet devrait accélérer un peu moins fort que le coupé, avec un 0 à 100 km/h en 5,5 secondes, contre 5,3 pour la version avec un toit solide !

Pour l’Europe, trois quatre cylindres, un diesel et deux blocs essence, devraient également prendre place sous le capot, comme sur le coupé. Ainsi on devrait retrouver le E220 d, délivrant 194 chevaux, le E200 (135 chevaux) et le E300 (180 chevaux).

Quant aux tarifs du coupé, en Europe, ils débutent dès 53'150€ pour la version E200 Coupé Executive et culminent à 83'000€ pour la E400 Cabriolet six cylindres en version Fascination. On peut donc s’attendre à des prix légèrement plus élevés pour le cabriolet. Enfin, tout sera dévoilé en temps et en heure, à Genève, en mars. 

Avec : Steve Siler. 

Photos : Michael Shaffer / Mercedes-Benz

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