Imaginez cette super 911 dans votre rétroviseur !

Il y a beaucoup de choses intéressantes dans le fait d’acheter une voiture de course. En dehors des performances de l’auto, vous prenez possession d’un morceau de l’histoire du sport automobile, comme une relique d’un monde dédié à la vitesse. L’énorme contrepartie, en revanche, c’est que les autos de courses sont rarement utilisables au quotidien, celles-ci n’étant pas homologuées pour la route.

Sauf… certains prototypes des 24 Heures du Mans, et plus particulièrement, les GT1 du milieu des années 1990. L’histoire des GT1 est courte, mais a marqué l’histoire de l’Endurance. En 1995, peu après la triste fin du Groupe C, l’ACO, avec la FIA, tente de relancer les catégories d’Endurance. Pour donner du piment, le règlement est étudié pour offrir une grande liberté d’action pour des voitures tirées de modèles homologués pour la route. C’est ainsi que naissent les McLaren F1 GTR, Mercedes CLK-GTR, Nissan R390, Toyota GT-One et, pour le maître incontestable de l’Endurance qu’est Porsche, la 911 GT1.

Road-legal 1997 Porsche 993 GT1
Road-legal 1997 Porsche 993 GT1

La 911 GT1 présentée ci-dessus en est l’exemple. Basée sur l’ultime version de la 911 à refroidissement par air, la 993, cette GT1 n’a plus grand-chose à voir avec la version de base. Empattement rallongé, châssis inédit, aérodynamique revue, moteur en position centrale arrière… Seul le flat 6 semble rappeler d’où vient cette 911 !

Pour ne rien vous cacher, elle débarque directement des circuits. Livrée au Mugello en mars 1997 au Julius Racing, la 911 GT1 a terminé huitième de la manche d’ouverture du championnat FIA-GT, à Hockenheim. Au Mans, la même année, engagée par le Kremer Racing, elle fut confiée à Bertrand Gachot, Christophe Bouchut et Andy Evans. Malheureusement, la voiture n’ira pas au terme des 24 Heures, suite à un problème moteur.

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Il faudra attendre janvier 1998 pour qu’elle voit la fin d’une course de 24 Heures. À Daytona, la voiture, cette fois-ci engagée par l’équipe française Larbre Compétition rallie l’arrivée à la troisième place du général, grâce à Christophe Bouchut, Patrice Goueslard, André Ahrlé et Carl Rosenblad. D’ailleurs, la 911 porte encore les couleurs de l’écurie française.

On the road again

Depuis, l’auto n’avait plus été revue en course. Et jamais sur les routes, étant en configuration compétition. Pourtant, qui dit GT1 dit donc homologation possible sur route. C’est ce à quoi s’est attaché Aldo Riti de Riverside Performance Engineering. L’homme a travaillé sur l’auto pour la rendre homologable en Grande-Bretagne.

Road-legal 1997 Porsche 993 GT1
Road-legal 1997 Porsche 993 GT1
Road-legal 1997 Porsche 993 GT1

S’en est suivi tout un travail de restauration pour transformer cette bête de course en bête de route. Ainsi, les disques de freins en carbone sont désormais en acier, et le moteur a été équipé d’un pot catalytique sur mesure. Les courroies, le système de carburant ainsi que la gestion électronique Motec ont été revus. Pour plus de confort, les suspensions ont été adoucies, les baquets changés et un ventilateur similaire à la version route officielle de la 911 GT1 a été ajouté pour aérer l’intérieur. Enfin, détail important, la GT1 est équipée d’un frein à main, ce dont est dépourvu la version course.

Côté style, la voiture est en état d’origine, avec son aileron arrière, son imposant séparateur à l’avant, son fond place. Elle conserve également ses jantes BBS, ainsi que des pneus Michelin Pilot Sport.

Il donc possible de rouler tous les jours avec cette petite merveille de la compétition. De là à la garer entre une Clio et une 206, il y a un pas qu’il faut franchir ! Le prix n’a pas été annoncé, mais il est toujours possible de contacter le vendeur, Mark Donaldson. Gageons qu’il annoncera un prix à sept chiffres !

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1997 - Porsche 911 GT1 Type 993