Les vérifications vont se durcir et rappelleront à l'ordre un plus grand nombre de véhicules.

Outre l'abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes nationales et départementales en double sens, l'autre législation à entrer en vigueur dans le domaine de la sécurité routière concerne le nouveau contrôle technique, qui sera mis en place le 20 mai. Il fait suite aux directives européennes, prises pour abaisser de moitié la mortalité sur les routes à l'horizon 2020.

Ce nouveau contrôle technique sera plus exigeant, avec 606 défaillances potentielles qui seront analysées par 133 points de contrôle. Ces défaillances seront triées en trois catégories : les défaillances mineures, les défaillances majeures et les défaillances critiques. C'est cette dernière classification qui verra le jour avec le nouveau protocole, puisque les deux autres existaient déjà auparavant.

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En effet, les défaillances mineures concernent les points à surveiller ou contrôler sans contre-visite, et les défaillances majeures nécessitent, elles, une contre-visite dans les deux mois suivant le contrôle technique afin de valider les réparations effectuées. Les défaillances critiques, en revanche, nécessiteront une réparation quasi immédiate. En effet, une vignette sera alors appliquée sur le pare-brise de la voiture et laissera 24 heures pour rouler avant intervention.

Ces défaillances critiques concerneront seulement 127 des 606 défaillances possibles, en l'occurrence celles qui présentent un réel danger. Des pneus lisses, un pare-brise fissuré ou un feu stop dysfonctionnel seront parmi les causes nécessitant une intervention rapide. Toute personne qui roulera avec une voiture présentant des défaillances critiques, plus de 24 heures après le contrôle, s'exposera à 135 euros d'amende.

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Ce nouveau contrôle technique est très critiqué et devrait également coûter plus cher, puisqu'il prendra plus de temps, et la contre-visite pourra être facturée, selon les centres. Nous vous conseillons donc de vous renseigner auprès des centres proches de votre domicile afin de savoir s'ils pratiqueront la contre-visite payante et de vérifier l'évolution de leurs tarifs, avant et après la mise en route de cette loi.