L'un sera un Mitsubishi, l'autre un Nissan.

L'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi vient de détailler ses plans pour les prochaines années en matière de véhicules utilitaires. Elle a notamment promis de lancer deux nouveaux modèles dans les usines de Maubeuge et Sandouville.

Le site de Maubeuge, qui assemble à ce jour les Kangoo et Kangoo ZE, ainsi que le Mercedes Citan, produira la prochaine génération de Kangoo. À ce titre, il bénéficiera d'un investissement de 450 millions d'euros sur cinq ans, et recrutera 200 collaborateurs en 2019. Le site va en outre élargir ses activités en produisant à partir de la mi-2019 un nouvel utilitaire léger Nissan basé sur la plateforme du Kangoo actuel, le NV250. 

L'usine Renault de Sandouville, qui produit déjà le Renault Trafic et son clone le Nissan NV300, va elle accueillir un nouveau fourgon Mitsubishi reprenant la plateforme du Renault Trafic. Ce véhicule – le premier de marque Mitsubishi fabriqué en France – sera destiné aux marchés australien et néozélandais.

Ces choix s'inscrivent dans le plan stratégique "Alliance 2022", qui doit permettre au groupe de doubler les synergies annuelles pour atteindre 10 milliards d'euros. "Au sein de l’Alliance, l'expertise mondiale du Groupe Renault dans le domaine des véhicules utilitaires légers génère des synergies bénéficiant à tous nos clients", indique Carlos Ghosn, Président-Directeur général de Renault.

En plus des 400 millions injectés à Maubeuge, l'Alliance va investir un milliard d'euros pour le développement de véhicules électriques en France. Avec cette enveloppe, il prévoit d'introduire une nouvelle plateforme électrique à Douai et de doubler les capacités de production de la Zoé à Flins. Il l'utilisera également cet argent pour tripler la production des moteurs électriques dans l'usine de Flins et introduire une nouvelle génération de motorisation "propre" à partir de 2021.