Pour conserver une bonne marge opérationnelle.

Dans un secteur automobile où les investissements sont de plus en plus importants afin de faire évoluer les technologies, les constructeurs peinent à garder leurs marges intactes et à niveler leurs profits. BMW a révélé son plan pour y parvenir, en dépit de nombreux investissements, et il s'agit simplement de doubler les ventes des voitures luxueuses.

Reuters révèle que le directeur financier de la marque, Nicolas Peter, a expliqué que la marque souhaitait vendre environ 135'000 modèles du genre, à savoir la Série 7, la Série 8, l'i8 ou encore le X7, par rapport aux 65'000 écoulés en 2018 : "Nous voulons croître dans les années à venir et nous sommes convaincus que le secteur premium battra le marché global, et que nous battrons le marché."

Sur de tels modèles, la marge est plus importante et l'objectif est de permettre à la marque de revenir à une marge opérationnelle située entre 8 et 10 %, a également précisé Nicolas Peter. En revanche, le développement de plus petites voitures, et notamment l'arrivée de la Mini électrique, a coûté cher à la marge en question. Les emplois ne sont pas menacés, mais les effectifs seront réduits en ne remplaçant pas les départs en retraite, et les bonus annuels des employés seront également diminués.

La Mini, peu rentable mais importante

"Le paiement annuel doit être recalibré à un niveau sensible. Il a déjà été ajusté pour le conseil d'administration", a confirmé Nicolas Peter, expliquant toutefois que les représentants du personnel négociaient encore la réduction de ce bonus avant que le chiffre puisse être confirmé. Et il a également expliqué que l'objectif était de développer des véhicules plus imposants en gabarit, y compris dans l'électrique, même si la Mini restait un cas à part.

"Il est plus facile de construire un gros véhicule électrifié, et profitable, plutôt qu'un petit. Mini est une partie stratégique de BMW", a-t-il également expliqué. Pour réduire les coûts, BMW veut également renforcer ses alliances, et confirme son envie de s'associer au constructeur chinois Great Wall. Enfin, tout cet équilibre économique devra également être revu en fonction du Brexit, auquel BMW va se préparer en fermant son usine britannique d'Oxford pendant deux jours le 31 octobre et le 1er novembre.