Des dizaines de radars ont été détruits ou détériorés la semaine dernière.

Officiellement, les radars sont situés à des endroits stratégiques pour dissuader les automobilistes à rouler vite. Ils ne sont pas du goût de tout le monde, et surtout pas des Gilets jaunes qui, l'an dernier, ont détruit plus de 100 radars en seulement quelques jours. Depuis, les dégradations de radars ont baissé jusqu'à la semaine dernière. Selon le site radars-auto.com, 11 radars ont été incendiés un peu partout en France, sans parler des dégradations, aussi nombreuses. 

Le week-end dernier, les radars de Laneuveville-devant-Nancy (54) et d'Epervans (71) ont été incendiés explique le site. Plus tard dans la semaine, ce sont les radars de Caudan (56), de Mison (04), de Saint-Gervais (95) et Euffigneix (52) qui ont été neutralisés. En fin de semaine, d'autres radars sont partis en fumés comme celui de Marigné-Laillé (72), du Mans (72), de Laigneville (60), de Trignac (44) et de Beauvoir (60) qui a été installé le matin même précise radars-auto.com.

Des incendies... et des dégradations

S'ils ne sont pas incendiés, les radars sont dégradés de différentes façons afin qu'ils ne puissent plus flasher les automobilistes. C'est le cas du radar tourelle de Mornac-sur-Seudre dont le mât à été découpé pour le faire tomber au sol. D'autres radars ont été recouverts de peinture, c'est le cas des radars de La Loubière (12), de Courthézon (84), de Kerdual (56), etc.

Face à ce phénomène, la justice est moins clémente envers les délinquants qui risquent jusqu'à cinq ans de prison et 75'000 euros d'amende. Si la personne dissimule son visage afin qu'elle ne soit pas identifiée, elle risque bien plus, jusqu'à 100'000 euros d'amende et sept ans de prison ! Pour votre information, le coût de réparation d'un radar varie de 500 euros (vitre cassée) à 200'000 euros pour son remplacement intégral.