Seul face à la justice.

Au Japon, pour se défendre, Carlos Ghosn pouvait compter sur les avocats du cabinet Hironaka. Grâce à eux (mais pas que), il a obtenu une libération sous caution mais il lui était interdit de quitter le Japon. La suite, vous la connaissez, Carlos Ghosn a pris ses jambes à son cou pour rejoindre le Liban. Là-bas, l'ancien patron s'est dit prêt à se défendre preuve à l'appui face au parquet de Tokyo qu'il accuse lui et quelques dirigeants de Nissan qu'il a cités lors d'une conférence de presse au Liban. 

Plusieurs jours après sa fuite, les avocats de Carlos Ghosn lâchent l'affaire ; ils démissionnent. En effet, Junichiro Hironaka, l'un des avocats du cabinet Hironaka a annoncé à la presse que lui et ses collaborateurs avaient remis une lettre de démission au tribunal de Tokyo. Ghosn pouvait aussi compter sur les services de deux autres cabinets, Takashi Takano et Hiroshi Kawatsu. Malheureusement pour lui, le cabinet Takano devrait lui aussi jeter l'éponge, Kawatsu ne s'est pas encore exprimé à ce sujet. 

Les avocats de Ghosn se disent abasourdis. Les procureurs ont perquisitionné leurs bureaux afin de récupérer le matériel informatique utilisé par l'ex-patron de Renault-Nissan-Mitsubishi. Selon eux, Carlos Ghosn aurait utilisé ce même matériel pour organiser sa fuite du Japon.

L'affaire Ghosn est loin d'être bouclée, Carlos Ghosn doit maintenant prouver son innocence. Les choses risquent d'être plus compliquées que prévu, d'autant plus que le magnat de l'automobile a montré du doigt les collusions entre le parquet de Tokyo et les dirigeants de Nissan. Selon lui, les têtes pensantes de Nissan seraient à l'origine de ce cauchemar car ils voulaient se séparer de lui et retrouver une certaine indépendance vis-à-vis de Renault qui détient plus de 43 % des parts de Nissan. La suite au prochain épisode.