La fête est finie.

Le coronavirus a des conséquences désastreuses sur l'économie. L'or noir a vu le prix de son baril chuter de manière drastique. À la pompe, les automobilistes auraient bien évidemment eu le sourire. Mais comme tous les Français sont confinés chez eux et que la voiture n'est plus trop utilisée, personne n'a vraiment pu profiter de cette aubaine. À l'heure où nous rédigeons ces lignes, le litre de gazole coûte 1,248 euro selon les données récoltées par le site carbu.com. Le SP95 coûte 1,286 euro et le SP98 est facturé à 1,375 euro le litre. 

Depuis un an, les prix ont fortement baissé. Tous les carburants ont vu leur prix baisser de plus de 20 centimes d'euro le litre. Mais la fête pourrait bien être finie, car les pays producteurs de pétrole ont vraisemblablement trouvé un terrain d'entente. En effet, au début de la crise, l'Arabie Saoudite et la Russie ne sont pas parvenues à un accord. Les Saoudiens ont invité les Russes à réduire leur offre pour maintenir les prix. Les Russes ont refusé et ont continué à produire des volumes élevés. Pour riposter, l'Arabie Saoudite a réduit ses prix. Ainsi, pour toutes ces causes, le pétrole brent est passé de près de 50 dollars début mars à 21 dollars au 31 mars 2020. 

Aujourd'hui, le cours du Brent est remonté à 32 dollars. La hausse devrait se poursuivre au cours des prochaines semaines car les producteurs de pétrole vont signer un accord. En effet, l'offre mondiale devrait baisser de 10 millions de barils par jour en mai et juin. Les prix à la pompe devraient remonter. Il est peut-être temps de faire le plein... ou de remplir des jerricans d'essence.