De nouvelles accusations concernant Renault et Nissan sur la présence de logiciels truqueurs
Un cabinet d'avocats au Royaume-Uni souhaite lancer une action contre le constructeur français et la marque japonaise.
Cinq ans après le scandale du dieselgate, les histoires liées aux logiciels truqueurs pour contourner les tests de rejets polluants sont visiblement loin d'être terminées. En effet, nous apprenons que du côté du Royaume-Uni, un cabinet d'avocats menace d'une action en justice Renault et Nissan après des soupçons d'installation de logiciels au sein de certains moteurs.
Le cabinet d'avocats en question est basé du côté de Londres et se nomme Harcus Parker. Au sein d'un communiqué officiel, celui-ci explique avoir obtenu des informations inédites dont un document prouvant que 100'000 Nissan Qashqai, avec un moteur essence, avaient des émissions polluantes quinze fois supérieures à la normale sur la route.
Harcus Parker précise également avoir accès à des données indépendantes selon lesquelles 1,3 million de véhicules diesel de Renault et Nissan seraient équipés de ces fameux logiciels truqueurs. Un porte-parole du cabinet précise qu’il demande aux clients concernés de se faire connaître. Néanmoins, il n’y a pas encore de plainte formelle déposée devant un tribunal.
"Pour la première fois, nous avons vu des preuves selon lesquelles des constructeurs automobiles ont pu déjouer les tests sur les émissions de véhicules à essence et diesel", affirme Damon Parker, associé chez Harcus Parker.
"Ce sont des véhicules qui pourraient et devraient respecter les règles européennes sur la qualité de l’air, mais plutôt que de dépenser plus en recherche et développement, Renault et Nissan semblent avoir pris le même chemin que Volkswagen et Mercedes et ont décidé de déjouer les tests", selon lui.
Le cabinet d'avocats pense que les clients ont également payé leur auto à un tarif trop élevé, la valeur des émissions polluantes des modèles s’avérant au final beaucoup plus importante que celle mise en avant pour réaliser la vente. Le cabinet précise que les personnes concernées peuvent demander une indemnisation de 5000 livres, soit environ 5500 euros.
Nissan a réagi et a contesté ces accusations : "Nissan n’a pas utilisé et n’utilise pas des logiciels fraudeurs dans les voitures que nous fabriquons et tous nos véhicules respectent parfaitement la législation sur les émissions", précise le constructeur japonais. De son côté, Renault a fait savoir qu'il n'y avait pas de triche également à ce sujet, mais a reconnu un système de traitement des rejets polluants pas assez efficace, procédant à des modifications.
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