Le groupe français hébergera le logiciel made in Google, rejoignant ainsi Volvo qui le montera sur le XC40 électrique.

Chez PSA, on semble vouloir tourner la page du Coronavirus rapidement et aller de l'avant. Depuis quelques semaines, les annonces s'enchaînent : on a eu le nom du groupe qui naîtra de la fusion avec FCA  (Stellantis), puis la présentation de la nouvelle plateforme électrique eVMP. On a également l'annonce de l'arrivée d'un nouveau directeur du design.

Et ce n'est pas fini puisque désormais, on apprend qu'à partir de 2023, tous les modèles du groupe accueilleront Android Automotive OS, c'est-à-dire l'infodivertissement signé Google.

Ne pas confondre Android Automotive OS et Android Auto

Si la nouvelle peut paraître secondaire pour beaucoup d'entre vous, et qu'elle a d'ailleurs été annoncée presque en catimini par PSA, c'est un signe de l'importance croissante de l'écosystème Google pour les voitures qui, après le Volvo XC40 électrique et la Polestar 2, s'embarque dans un nombre de modèles de plus en plus important et homogène.

Pour éviter tout doute, il ne faut pas confondre Android Automotive OS et Android Auto. En fait, le premier est un véritable système d'exploitation créé pour les systèmes d'infodivertissement et capable de fonctionner de manière totalement autonome, sans qu'il soit nécessaire de connecter des appareils externes. Le second est un simple système "miroir" qui vous permet de contrôler votre téléphone par le biais de l'écran de la voiture.

Pour quels modèles ?

Selon PSA, Android Automotive OS sera utilisé sur toutes les marques, c'est-à-dire Citroën, DS, Opel et Peugeot, probablement sur des modèles de types et de tailles différents, des petits modèles comme Peugeot 208 et Opel Corsa aux SUV comme Citroën C5 Aircross ou des voitures phares comme Opel Insignia et Peugeot 508.

Dire ce que sera Android Automotive OS en 2023 est presque impossible, mais en se basant sur ce qu'il est aujourd'hui, on peut imaginer la présence d'un Play Store dédié de plus en plus riche, à partir duquel on pourra télécharger des applications directement depuis la voiture, en passant par un assistant vocal avancé et une connectivité à 360°.

En ce qui concerne FCA en revanche, il est difficile de prévoir si le système d'exploitation au petit robot vert sera présent ou non. Il y a quelques mois, en effet, le groupe italo-américain a présenté Uconncect 5, la dernière version de son logiciel d'infodivertissement, déjà prête pour le 5G. Pourrait-il y avoir une scission "infodivertissement" au sein du même groupe ? 

Nous devons également tenir compte du lien fort qui unit déjà FCA à Google : la conduite autonome. Il n'est donc pas difficile d'imaginer comment la prochaine étape pourrait être liée à l'infodivertissement lui-même.