Nombreuses sont les villes, les régions, ou encore plus généralement les pays a officialisé l'arrêt des ventes de véhicules thermiques sur leur territoire d'ici les prochaines années. Ces décisions en entraînent évidemment d'autres, notamment chez les constructeurs, Audi ou encore Volkswagen ayant déjà confirmé qu'ils arrêteraient de développer des moteurs à combustion d'ici 2026, avec un arrêt de la production d'ici 2033.

C'est désormais au tour du Canada de prendre une décision qui va dans le sens de la transition énergétique, puisque le gouvernement canadien vient de décréter que la vente de voitures et camionnettes neuves équipées d’un moteur à combustion interne serait interdite à partir de 2035, suivant ainsi la tendance en vigueur en Europe. Cette mesure pourrait permettre, entre autres, d'atteindre la neutralité carbone du pays d'ici 2050.

Cette décision n'a rien de très surprenante, le Canada souhaitant depuis déjà quelques mois globaliser une décision déjà actée par la province du Québec, qui s’était elle-même alignée sur la Californie afin d'interdire la vente de véhicules à moteur thermique à partir de 2035. Ces mesures d'interdiction progressives s’inscrivent dans le projet initié par le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, qui souhaite faire atteindre au Canada la neutralité carbone d'ici moins de 30 ans.

Le gouvernement canadien a déclaré par l'intermédiaire de son ministre de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, vouloir "travailler avec les États-Unis pour harmoniser les réglementations sur l'efficacité énergétique et nous investissons dans les remises aux consommateurs, les stations de recharge, les allégements fiscaux pour les entreprises et les coûts de transition de l'industrie".

La tache ne s'annonce pas aussi simple qu'en Europe pour le Canada, le pays regorgeant de grosses cylindrées, et notamment des pick-ups, très prisés en Amérique du Nord. A l'instar des États-Unis, le Canada profite de tarifs à la pompe nettement plus avantageux qu'en Europe, ce qui n'incitera pas forcément, dans un premier temps, les Canadiens à changer leurs habitudes.

Mais ce n'est pas forcément le seul "problème" auquel les canadiens vont se heurter si leur parc automobile passe au tout électrique, car en l'état actuel des choses (même si les technologies sont amenées à évoluer par la suite) la mobilité électrique ne semble pas forcément en adéquation avec les grands espaces du pays et l'éloignement des zones habitées, souvent bien plus importantes qu'en Europe. Sans oublier que le froid et les voitures électriques ne font pas bon ménage, le Canada n'étant pas réputé pour son climat estival.