Plusieurs villes en France ont déjà limité la vitesse maximale dans leur centre-ville à non plus 50, mais 30 km/h pour les véhicules motorisés. Compte tenu de la politique menée par la Mairie de Paris depuis quelques années, on pouvait s'étonner qu'une telle mesure ne soit pas encore généralisée à l'ensemble des rues de la capitale. C'est désormais chose faite, puisque la quasi-totalité de Paris passera à 30 km/h à partir du 30 août 2021.

Dans les faits, est-ce que cela changera grand-chose du fait de l'état de la circulation au sein de la capitale ? Pas si sûr, d'autant plus qu'une bonne partie des rues de la capitale étaient déjà limitées à 30 km/h au lieu de 50. Cette mesure a tout d'une annonce médiatique, surtout qu'il s'agissait de l'une des promesses de campagne de la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, qui a été réélue en 2019.

Le passage à 30 km/h est avant tout motivé par la sécurité routière, d'autant que la cohabitation entre les voitures, les motos, les cyclistes et les piétons est croissante au sein de la capitale. Il y a également une volonté de faire diminuer la pollution et les nuisances sonores. Cette mesure intervient après une consultation lancée visiblement "pour la forme" en automne dernier. Sur les 5737 participants, il y avait autant d'avis favorables que d'avis défavorables.

Il y a évidemment quelques exceptions à la règle, puisque certaines portions resteront limitées à 50 km/h. Ainsi, l'AFP indique que les boulevards des maréchaux, deux portions des quais de Seine, certaines voies des bois de Boulogne et Vincennes, quelques axes de l’ouest parisien (Champs-Élysées, Avenue Foch, Avenue de la Grande Armée, rue Royale...), du XIIème et du XIVème resteront limités à 50 km/h. Le boulevard périphérique restera quant à lui limité à 70 km/h, pour le moment, puisqu'un passage à 50 km/h n'est pas à exclure d'ici quelques années non plus.