Cela fait déjà quelques mois que l'Audi A1 semble être sur la sellette, et visiblement le couperet est tombé pour la citadine premium allemande : elle ne sera pas renouvelée et n'aura donc pas le droit à une troisième génération. Les raisons ? Elles sont multiples, mais l'une des principales, c'est évidemment la rentabilité, moins élevée que sur d'autres segments, à commencer par ceux des SUV.

Dans une longue et très intéressante interview accordée à Automotive News, le patron de la firme aux anneaux, Markus Duesmann, a confirmé que l'Audi A1 ne sera pas renouvelée et sera retirée du catalogue de la firme aux anneaux à la fin de sa carrière commerciale. Pour autant, cela ne signifie pas qu'Audi abandonne définitivement le segment des citadines, il n'y aura tout simplement plus de citadines thermiques badgées Audi.

Audi A1 Sportback

Car l'autre raison, outre l'essor des SUV, c'est l'arrivée de la norme Euro 7 en 2026 qui devrait condamner des modèles comme l'A1 et l'A3. Les frais engendrés pour mettre les moteurs de ces modèles aux normes sont faramineux et ne pourront pas être amortis compte tenu du fait que ces voitures doivent conserver un prix relativement raisonnable.

"Beaucoup de choses dépendront d'Euro 7. Nous savons qu'à l'avenir, il sera assez difficile de proposer des moteurs thermiques dans les segments les plus petits car les prix augmenteront. Par conséquent, il n'y aura pas de remplaçante pour l'Audi A1. Si les nouvelles normes Euro 7 ne sont pas trop sévères, cela nous permettra d'investir davantage dans l'e-mobilité", a déclaré Markus Duessmann.

Pour rappel, Audi a déjà confirmé l'arrêt du développement de ses moteurs thermiques pour 2026, avant un arrêt complet de leur commercialisation d'ici 2033 pour le marché européen, anticipant ainsi les futures décisions prises par l'Union européenne.

D'ici 2030, Markus Duesmann s'attend à ce que les modèles de la marque soient proposés avec différents groupes motopropulseurs selon les régions, tout en estimant que "les moteurs thermiques représentent bientôt moins de 20 % des ventes en Europe", tout en prenant soin d'ajouter que la situation sera différente "en Chine et aux États-Unis".