Uber s'associe à Stellantis pour son électrification en France
Des chauffeurs Uber bientôt en Peugeot e-2008 ou Opel Mokka-e ?
Uber a passé un accord avec Free2Move pour électrifier les véhicules de ses chauffeurs français en leur proposant des remises sur les voitures électriques, ont annoncé mardi le géant du VTC et la plateforme de mobilité du groupe Stellantis. Les trois acteurs Free2move, Stellantis et Uber unissent ainsi leurs forces pour relever le défi environnemental et économique.
Les chauffeurs ont droit à un tarif avantageux, qui n'a pas été révélé, sur 11 véhicules électriques de la gamme, comme les SUV Peugeot e-2008 et Opel Mokka-e, ou le plus spacieux Citroën ë-SpaceTourer.
Les marques du groupe Stellantis sont déjà N°1 sur la plateforme en France avec 25 % des véhicules, dont une majorité de berlines Peugeot 508. Stellantis lance aussi à travers ce partenariat sa nouvelle Citroën ë-C4 X, une berline électrique aux airs de SUV, avec un grand coffre.
Le groupe compte ainsi vendre 1 500 véhicules d'ici 2025, augmenter sa part de marché chez les VTC, et discute avec Uber pour élargir le partenariat à d'autres pays, a indiqué Olivier Emsalem de Free2Move, lors d'une conférence de presse.
Uber diversifie ses partenariats
Uber a déjà noué des partenariats électriques avec Renault-Nissan et Hyundai en Europe, allant jusqu'à 20 % de réduction, ou avec Hertz pour la location de Tesla aux États-Unis. La plateforme veut atteindre 15 000 voitures électriques en France à horizon 2025, sur un total de 30 000 chauffeurs dans 24 agglomérations.
Alors que les centre-villes se ferment progressivement aux moteurs diesel, Uber n'accepte plus de nouveaux véhicules équipés de ces motorisations depuis le début de l'année 2022, sauf dans ses plus grosses catégories. La part de diesel a ainsi fortement chuté, à 47 % actuellement contre 85 % en septembre 2020, selon Uber.
À partir de 2030, Uber ne devrait plus accepter que des véhicules électriques en Europe et en Amérique du Nord, a indiqué mi-septembre le Président-directeur général d'Uber Dara Khosrowshahi sur CBS News.
Des aides pour les chauffeurs
Mais l'offre de véhicules électriques d'occasion, encore très limitée, freine les chauffeurs dans leur transition. Pour les convaincre de passer à des électriques neuves, Uber leur propose de les tester puis de reprendre leur diesel, a souligné la directrice générale d'Uber France, Laureline Serieys.
La plateforme propose surtout des offres de financement avec le Crédit agricole et une aide à l'achat à hauteur de six centimes d'euros par kilomètre (hors hybrides et électriques), soit jusqu'à 4 500 euros en trois ans pour un chauffeur qui aurait beaucoup roulé. Par ailleurs, passer à l'électrique ou à l'hybride permet aux chauffeurs d'avoir des véhicules plus petits, hors de la réglementation VTC qui impose une longueur minimale de 4,50 mètres.
"Est-ce que ça a du sens d'avoir un grand véhicule pour transporter un seul passager ?", a souligné Olivier Emsalem, qui voit le marché s'ouvrir pour les petites Peugeot e-208 ou Opel Corsa-e. (avec Reuters)
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