Lotus va-t-elle fermer son usine de Hethel ?
Les droits de douanes plombent les exportations aux Etats-Unis de la marque britannique, qui continue de démentir une rumeur grandissante.
Bientôt la fin des Lotus made in UK ? Il y a quelques jours, la BBC dévoilait avoir appris que Lotus envisageait de mettre fin à la production de ses véhicules dans son usine historique de Hethel, dans le comté du Norfolk, en Angleterre, pour transférer son activité sur un site américain.
Une fermeture qui, si elle s’avérait effective, mettrait en péril près de 1'300 emplois, et qui signifierait la fin des Lotus fabriquées en Grande-Bretagne, alors qu’un transfert de production serait envisagé dans un nouveau site de production aux Etats-Unis, marché le plus prolifique pour les véhicules de la marque anglaise.
Fondée en 1952 par l’illustre Colin Chapman, la marque Lotus est désormais propriété du groupe chinois Geely. Les dirigeants de Lotus, ainsi que de Geely ont rencontré récemment Jonathan Reynold, secrétaire d’état britannique aux Affaires, à l’énergie et à la stratégie industrielle, afin de répéter leur intention de ne pas fermer l’usine historique de Hethel.
Dans un communiqué sur X, la société a également précisé que : "Lotus Cars poursuit ses opérations normales, il n'est pas prévu de fermer une usine", admettant toutefois qu’elle "explorait activement" des options sur le marché mondial.
Lotus Emira GT4 à Hethel
Le transfert de production aux Etats-Unis des véhicules Lotus a été évoqué une première fois par le Financial Times, avant que des sources internes ne confirme l’étude du projet à la BBC.
On se rappelle également que, au mois de mars, la production de véhicules à Hethel avait été provisoirement suspendue, sur fonds de perturbations en raison des droits de douanes imposés par l’administration de Donald Trump pour les véhicules importés aux Etats-Unis. De fait, les nouvelles mesures annoncées par le président américains mettent en péril l’activité de Lotus, contrainte de faire face à un surcoût de 25% des importations de voitures et de pièces détachés dans le pays.
Plus récemment, un accord entre le gouvernement britannique et l’administration américaine a permis d’abaisser les droits de douanes à 10% pour les véhicules fabriqués au Royaume-Uni. En attendant, les exportations de Lotus aux Etats-Unis ont diminué de moitié en raison des tarifs douaniers imposés par Donald Trump depuis le début de son mandat.
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