8500 m2 d'une usine à jouets pour grands enfants !

G.N., Aniche – L'usine Secma ne paye pas de mine de l'extérieur. Des murs en brique, un discret logo sur la façade du bâtiment, le tout à la sortie de la petite bourgade d'Aniche, près de Douai. Difficile de croire que derrière ces murs se cache une usine à jouets que beaucoup de grands enfants rêveraient de visiter.

Visite de l'usine Secma à Aniche
Visite de l'usine Secma à Aniche
Visite de l'usine Secma à Aniche
Visite de l'usine Secma à Aniche

L'accueil est d'ailleurs aussi simple que l'usine ne l'annonce. Simple et chaleureux. Un café avec le patron de l'entreprise, Daniel Renard, autour d'une F16 Turbo, et l'occasion de se rendre compte à quel genre de passionné l'on a affaire. À presque 70 ans, l'homme a toujours entrepris de faire ce qu'il lui plaisait, dans les anciennes autos, comme les modernes. De son petit garage à Douai, il a toujours fabriqué ses propres voitures : d'un bus anglais aménagé par ses soins à ses débuts à la bestiale F16 Turbo d'aujourd'hui, en passant par les voitures sans permis, l'homme a toujours fait les choses à sa façon : efficacement, et avec légèreté. La formule semble avoir son succès. Depuis 1973, près de 40'000 voitures sont sorties de ses usines.

Son fils, Laurent, la quarantaine, reprend aussi cet état d'esprit. "Notre philosophie, c'est de réaliser des véhicules simples, légers, pour avoir un maximum de performances et limiter les coûts et démocratiser au maximum les véhicules loisirs et de sports." En ressort actuellement une gamme performante composée de la F16, la F16 Turbo et le FunBuggy, trois véhicules de plus de 100 chevaux pour moins de 700 kg.

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Une philosophie qui fait aujourd'hui la réputation des voitures de la firme d'Aniche. Depuis 1995 et l'arrivée de la marque sur le marché des voitures particulières, après 20 ans dans le secteur de la voiture sans permis, Secma s'est attaché à produire des voitures légères et simples, avec une particularité : "On produit tout sur place", précise Daniel Renard, tandis qu'il présente les 8500 m² d'ateliers. Une usine où l'on retrouve l'ensemble des corps de métiers de l'automobile. De la conception à la livraison. Ainsi, de l'emboutissage à l'usinage des pièces du châssis, du montage du moteur à l'assemblage final, tout est assuré par la vingtaine d'employés présents.

Visite de l'usine Secma à Aniche
Visite de l'usine Secma à Aniche
Visite de l'usine Secma à Aniche
Visite de l'usine Secma à Aniche
Visite de l'usine Secma à Aniche

Cela passe ainsi par la production des étriers de freins, de la colonne de direction, du châssis. Une question "d'indépendance, de fiabilité… Secma, c'est 20 personnes polyvalentes, avec un métier, un savoir, qui nous ont suivis depuis longtemps." Et la formule semble marcher, puisque la marque est en pleine croissance, avec de nouveaux marchés qui s'offrent à elle, notamment avec la F16 Turbo. Une voiture équipée du bloc Peugeot THP de 205 chevaux, tandis que la version de base, la F16, reçoit un bloc Renault de 100 chevaux. Deux accords de coopération qui font la fierté de Daniel Renard. Et dont l'un lui permet de s'amuser d'un statut : "On produit la seule voiture 100% ch'ti du marché", s'amuse-t-il. "Le moteur Peugeot est produit à Douvrin, le reste chez nous."

Visite de l'usine Secma à Aniche

Ainsi, outre les marchés proches comme la Belgique, la Grande-Bretagne, la Suisse ou l'Italie, Secma s'exporte à l'étranger, avec des ouvertures sur les marchés australien, mexicain et plus récemment des contacts pour les États-Unis ou le Canada. D'autant qu'on pourrait retrouver ces voitures en piste. Un projet d'homologation est en cours. Et il n'est pas le seul : "On a toujours plein de projets chez Secma, le tout, c'est d'avoir le temps de les faire."

Images : Damien Martinière.

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