Retour sur les quatre roues directrices.

Le système des quatre roues directrices existe depuis de nombreuses années. Les Japonais ont greffé ce système dans leurs voitures (Honda Prelude etc.) avant de l'abandonner, notamment à cause de problèmes de fiabilité et de coûts souvent élevés.

Cependant depuis quelques temps, le système des quatre roues directrices revient en force grâce aux avancées technologiques. À titre d’exemple, Renault propose un tel système (4Control) sur la Laguna, la Talisman et les Mégane GT et R.S. Le nouvel Audi Q7 s’offre également cette technologie, de même que la toute nouvelle Audi A8.

À quoi ça sert ?

Le système des quatre roues directrices a plusieurs fonctions, qui dépendent de la vitesse et de l’état de la voiture.

À basse vitesse, les quatre roues directrices permettent de gagner en agilité et en maniabilité. Lorsque le conducteur tourne le volant, les roues arrière tournent dans le sens opposé des roues avant.  Ainsi, en maniant très légèrement le volant, la voiture braque davantage, ce qui améliore le rayon de braquage et permet de mieux négocier les virages.

Lorsque la vitesse devient plus importante (au-dessus des 60-80 km/h en fonction des constructeurs), les quatre roues directrices permettent de stabiliser la voiture. Les roues arrière tournent dans le même sens que les roues avant.

Chez certains constructeurs, les roues arrière directrices interviennent aussi lors d’un freinage d’urgence. Dans ce cas, les roues arrière braquent à l’intérieur, créant ainsi plus de frottement, ce qui permet de réduire la vitesse de la voiture.

Comment ça marche ?

En général, et sur les derniers modèles, les constructeurs font appel à un système électromécanique. Ici, il n’est pas question de colonne de direction ou d’un quelconque système mécanique à proprement parler. À noter que toutes les voitures n'utilisent pas les mêmes technologies. Les plus anciennes n'ont pas d'assistance électrique, d'autres s'appuient sur une crémaillère couplée à un actionneur électrique.

Pour les plus récentes, il existe concrètement deux actionneurs ou moteurs électriques, un disposé sur chaque roue et relié par une bielle. En fonction de la vitesse et du rayon de braquage imposés par le conducteur, le calculateur de la voiture (centre névralgique) va actionner ces deux systèmes électriques afin de tourner les roues de quelques degrés à droite, à gauche, ou à l’intérieur en cas de freinage d’urgence.

Les quatre roues directrices n'ont donc plus de secrets pour vous ! 

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