L'Explorer hybride le remplacera indirectement, bien qu'il soit vraiment différent.

Les SUV sont généralement des succès, mais il existe des exceptions, des modèles qui peinent à trouver preneur pour telle ou telle raison. C’est notamment le cas du Ford Edge, qui s’apprête à tirer sa révérence dans plusieurs pays européens quelques mois seulement après son restylage.

Le modèle fait les frais de la quête de profitabilité que Ford mène actuellement en Europe. Il voit son périmètre se restreindre à sept pays : l'Allemagne, l'Italie, la Suisse, la Pologne, l'Autriche, la Belgique et la Roumanie. Ensemble, ces pays représentent 82 % des volumes de ventes. En France, la carrière du modèle se terminera donc quand Ford aura écoulé les stocks restants. Les amateurs de ce genre de bestioles – exotiques, imposantes et relativement accessibles – devront maintenant se tourner vers un Kia Sorento ou un Hyundai Santa Fe.

Comment expliquer la carrière en demi-teinte du Ford Edge ? Deux facteurs semblent se dégager : d’une part, le véhicule n’existe qu’en cinq places, quand de nombreux modèles de taille peu ou prou équivalente en proposent sept ; d’autre part, le Edge et son diesel de 238 ch sont fortement pénalisés dans un pays comme la France, où le malus s’élève à… 7430 euros. C’est beaucoup pour un modèle comme celui-ci, trop pour que la clientèle passe au-dessus.

La fin du Edge ne signifie pas que Ford jette l’éponge sur le segment des gros SUV en Europe. Au contraire, la marque à l’ovale bleu s’apprête à y commercialiser l’Explorer, un modèle que les Américains connaissent déjà bien. Il sera mû par une motorisation hybride rechargeable plus en phase avec les contraintes européennes, mais coûtera du coup plus cher que le Edge qui, pour mémoire, était vendu un peu plus de 53'000 euros dans sa configuration de base.

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Galerie: Ford Edge facelift (Euro-spec)