Le Brexit doit se faire de manière ordonnée pour éviter tout séisme du secteur.

Dans un communiqué commun, l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA), l'Association des sous-traitants (CLEPA) et 21 associations nationales mettent en garde les dirigeants en cas d'un Brexit sans accord. Ce sera catastrophique pour toute l'industrie automobile européenne. En effet, en cas de "no deal", les conditions commerciales deviendraient plus sévères, avec des milliards d'euros de taxes à payer pour commercer avec le Royaume-Uni.

"Les industries automobiles de l’UE et du Royaume-Uni ont besoin d’un commerce sans heurts et seraient gravement pénalisées par des taxes et charges administratives pesant sur les pièces détachées et les véhicules. Par conséquent, le Royaume-Uni et l’Union européenne devraient prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter un Brexit sans accord" a déclaré Bernhard Mattes, président de l’association de l’industrie automobile allemande (VDA).

Selon les associations de constructeurs européens, la sortie désordonnée de l'Europe du Royaume-Uni entraînerait un surcoût de 5,7 milliards d'euros lié aux droits de douane. Des constructeurs ont des usines de l'autre côté de la Manche, c'est le cas du groupe PSA dont le patron Carlos Tavares, s'est dit prêt à fermer l'usine de Ellsmere Port si le Brexit tournerait au fiasco. De son côté, le constructeur BMW a fait part de son intention de fermer son usine d’Oxford pendant deux jours à la fin du mois d'octobre prochain.

Le Brexit ne profite pas à l'industrie automobile britannique dont les investissements ont déjà chuté de près de 70 % entre janvier et juin 2019. Il est à noter que 10 % de la production automobile européenne est exportée en Grande-Bretagne et que cela risque de baisser. Les milliards d'euros de taxes pourraient affecter le choix des consommateurs britanniques et donc de la production européenne.

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Source: Le Figaro