Vincent Cobée, le nouveau patron de la firme aux Chevrons, s'est montré optimiste concernant la future berline de Citroën.

Citroën a forgé sa réputation depuis des décennies sur ses berlines, des berlines qui mettaient l'accent sur un confort inégalé et encore aujourd'hui difficilement égalable. Sauf que depuis, les temps ont changé, et les berlines n'ont plus vraiment la cote. Les SUV les ont remplacés au fur et à mesure, mais cela n'empêche que les berlines ont encore un rôle à jouer sur d'autres marchés. C'est encore le cas en Chine par exemple, où les ventes de berlines dépassent celles des SUV.

Actuellement, Citroën ne dispose pas de grande berline au sein de son catalogue. Un catalogue qui était composé d'une C5 et d'une C6 il y a encore quelques années. En 2021, Citroën renouera avec les berlines grâce à un modèle aux dimensions proches de la C6 (4,91 mètres de long) et dont le design sera inspiré du concept-car CXperience de 2016.

Citroen Cxperience Concept
Citroen Cxperience Concept

La voiture reposera sur la plateforme des Peugeot 508 et DS 9, c'est-à-dire l'EMP2 rallongée, et héritera sans doute des mêmes groupes motopropulseurs, notamment les hybrides rechargeables. L'EMP2 ne pouvant actuellement pas accueillir de groupe motopropulseur 100 % électrique, la future berline de chez Citroën ne devrait pas être équipée de ce type de motorisation.

Dans les colonnes de nos confrères de chez Autocar, Vincent Cobée, le nouveau patron de Citroën, donne quelques indices sur la prochaine berline de la marque. Une berline qui semble avant tout devoir conquérir le marché chinois. Comme l'explique le directeur de la firme aux Chevrons, le véhicule vendu en Chine sera différent par rapport à celui vendu en Europe.

"Nous devons trouver le bon équilibre entre la demande mondiale et les adaptations locales. Lorsque vous voulez vous installer en Chine, il faut plus d'équipements électroniques ou encore de chrome sur l'avant de la voiture. En Chine, la face avant doit être statutaire, elle doit être l'assurance que vous avez fait le bon choix. C'est un concept extrêmement difficile à saisir pour les étrangers", explique Vincent Cobée.

"Il y a une demande très particulière sur le marché chinois, qui peut paraître un peu trop ostentatoire sur les marchés européens. Vous devez donc modifier les pare-chocs, les optiques ou encore les chromes... De plus, les règles en matière de sécurité, les conditions routières, la taille du moteur et le carburant sont différents. Il y aura un certain nombre de choses liées au réglage de la suspension, aux choix du groupe motopropulseur, à la couleur et au matériau qui varient. Les différentes versions utiliseront la même plateforme et la même silhouette, il existera plusieurs dimensions pour s'adapter à toutes les attentes."

Pour sa prochaine berline, Citroën vise les références allemandes sans pour autant se targuer de devenir une marque premium comme l'explique Vincent Cobée : "Si vous regardez Citroën maintenant, il n'y a pas de modèle dans la fourchette de prix du premium. Pour la future berline, il s'agira avant tout d'innovation et de confort. Nous l'avons déjà fait, que la voiture coûte 5000 ou 50'000 euros, l'important reste l'innovation. Nous ne sommes pas une marque premium, intermédiaire ou low-cost. Il y a une intention claire d'aller de l'avant pour renforcer nos capacités. La berline sera une démonstration des capacités de Citroën sur le segment supérieur."