Selon certains observateurs, l'industrie automobile a traversé, l'an dernier, la pire crise de son histoire, balayant derrière elle la croissance de ces dix dernières années. Les raisons, nous les connaissons tous, c'est la crise sanitaire et la fermeture de nombreuses usines pendant plusieurs semaines.

De ce fait, la fermeture des usines a entraîné une chute historique de 15,8 % de la production mondiale avec 77,6 millions de voitures produites. Un chiffre à mettre en parallèle avec celui de 2019, où les chaînes de montage ont sorti pas moins de 92,2 millions de véhicules. Il y a évidemment certaines régions qui ont mieux résisté que d'autres, à commencer par l'Asie, qui a su redémarrer rapidement.

L'Asie, qui représente plus de la moitié de la production mondiale, a vu sa production diminuée de 10,2 % par rapport à 2019 à 44,3 millions d'unités. Avec ses 25,2 millions de voitures produites (– 2 %), la Chine a plutôt bien résisté, tout l'inverse du Japon qui a vu sa production reculer de 16,7 %, avec 8,1 millions d’unités.

En Europe, c'est la soupe à la grimace également avec une chute de 21,6 % de la production. C'est la France qui a le plus souffert avec 1,3 million d'unités produites et une baisse de 39,5 %. Viennent ensuite l'Allemagne avec - 24,4 % à 3,7 millions d'unités et l'Espagne avec - 19,6 % à 2,3 millions.

De l’autre côté de l’Atlantique, les usines nord-américaines ont fabriqué 13,4 millions d’unités, soit une baisse de 22,1 % par rapport à l'an dernier. Les États-Unis ont produit quelque 8,8 millions de véhicules, tandis que les sites industriels sud-américains ont cumulé 2,3 millions d’unités (– 30,4 %). Le continent africain a quant à lui produit 720'156 voitures (– 35,3 %), dont 447'218 en Afrique du Sud (– 29,2 %) et 248'430 au Maroc (– 38,4 %).

D'une manière assez logique, les ventes ont chuté en même temps que la production, dans des proportions relativement similaires. Sur l'ensemble du globe, 68,9 millions de voitures ont été vendues, soit un recul de 12 % par rapport à 2019. Une chute plutôt bien "contrôlée", puisque les estimations étaient beaucoup plus pessimistes avec une baisse de 20 %. Ce résultat est dû à la reprise dynamique enregistrée au cours du second semestre, avec de bons résultats enregistrés en Chine (– 2 %, soit 25,3 millions d’unités), en Corée du Sud (+ 6 %, soit 1,9 million) ou encore la spectaculaire relance venue de Turquie (+ 61,6 % avec 798 176 unités).