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Selon une enquête, Elon Musk nuit plus à Tesla que BYD est pénalisé par ses liens avec la Chine

Une nouvelle enquête européenne suggère que le patron de Tesla nuit davantage à sa réputation que les liens de BYD avec l’État chinois.

Tesla Model S P85D 2015
Photo: Andrei Nedelea

Les acheteurs automobiles européens restent méfiants à l’égard des voitures chinoises, même si cette perception semble évoluer à mesure que plusieurs marques chinoises enregistrent une croissance solide et durable de leurs ventes sur le continent. Toutefois, une nouvelle enquête suggère que les Européens sont davantage préoccupés par les liens d’Elon Musk avec Tesla que par les liens des constructeurs chinois avec leur gouvernement.

L’activité politique de Musk semble constituer un handicap encore plus important que sa seule réputation. Lorsque l’on rappelait aux répondants ses dons à Donald Trump, la cote de popularité nette de Musk passait de moins 31 à moins 47. La même information faisait chuter l’image de marque de Tesla à moins 42 et l’intention d’achat à moins 40, ce qui en faisait l’élément le plus préjudiciable pour Tesla dans l’enquête.

Le Electric Vehicle Intelligence Report de juillet 2026, mené auprès de 1 861 consommateurs dans l’ensemble des 27 pays de l’Union européenne, montre que 39 % des répondants estiment qu’Elon Musk a eu un effet négatif sur leur perception de Tesla. Seuls 13 % des répondants ont indiqué que son implication dans Tesla améliorait leur opinion de la marque, tandis que 35 % ont jugé que cela ne changeait rien.

L’activité politique de Musk semble être le principal handicap. Lorsque l’on rappelait aux répondants ses dons et son soutien à Donald Trump, la cote de popularité nette de Musk passait de moins 31 à moins 47. La même information faisait reculer l’image de marque de Tesla à moins 42 et l’intention d’achat à moins 40, ce qui en faisait de loin l’élément le plus dommageable pour Tesla dans l’ensemble de l’enquête.

Les liens de BYD avec le gouvernement chinois étaient eux aussi perçus négativement, mais dans une bien moindre mesure. Un quart des répondants ont déclaré que ces liens dégradaient leur opinion de BYD, tandis que 12 % ont affirmé qu’ils amélioraient leur perception de la marque. Cela aboutit à un score net de moins 13, soit exactement la moitié de la pénalité associée à Musk.

Il en résulte un score net de popularité de moins 13, soit exactement la moitié de la pénalité associée au nom de Musk. Cela montre que, si les acheteurs européens sont souvent présentés comme réticents à l’égard des voitures fabriquées en Chine, la réalité recouvre en fait un éventail d’opinions bien plus large.

Cela remet en question l’idée selon laquelle l’influence de l’État chinois serait le principal obstacle auquel sont confrontées des marques comme BYD en Europe. Il s’agit toujours incontestablement d’un sujet de préoccupation important, mais l’enquête suggère que l’orientation donnée par le patron de Tesla et ses affiliations politiques pèsent en réalité plus lourd.

L’image de Musk était négative dans chacun des principaux marchés de l’UE inclus dans le rapport. Sa cote de popularité allait de moins 17 en Pologne à moins 48 aux Pays-Bas, avec moins 42 en Allemagne et moins 41 en France. Au total, 58 % des participants à l’enquête avaient une opinion défavorable de Musk, contre 27 % qui en avaient une opinion positive.

L’amélioration des performances commerciales de Tesla en Europe vient toutefois nuancer ce sentiment négatif apparent envers la marque. Les ventes sur le continent avaient fortement chuté après l’engagement politique de Musk, mais Reuters rapporte désormais que les immatriculations du constructeur repartent à la hausse, aidées par les incitations, la hausse des prix des carburants et des comparaisons annuelles plus favorables.

Même si les ventes de Tesla repartent à la hausse en Europe, les résultats de juillet ont fortement varié selon les marchés : les immatriculations sur un an ont progressé de 86 % en France et de 52 % au Danemark, tout en chutant de 97 % en Norvège, 81 % en Espagne, 77 % en Italie, 69 % au Portugal et 60 % en Suède. L’accent apparemment mis par Tesla sur les marchés offrant les aides les plus généreuses peut aussi expliquer en partie ces écarts ; il reste difficile de mesurer précisément dans quelle mesure la réputation de Musk a influé sur les données mensuelles.

De son côté, BYD, malgré son expansion visiblement rapide, demeure largement méconnu dans une grande partie de l’Europe ; la marque est encore loin du niveau de notoriété de Tesla. Mais lorsqu’on demandait aux répondants de choisir entre des véhicules des deux marques proposés à des tarifs comparables, les résultats étaient presque à égalité : 29 % choisissaient Tesla et 27 % BYD. Parmi les consommateurs envisageant l’achat d’un véhicule électrique, BYD devançait même Tesla, avec 40 % contre 36 %.