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Tesla Model Y Facelift (2025) à l'essai : Retour au sommet ?

L'ancien best-seller peut-il revenir au top après son restylage ?

Tesla Model Y Facelift Juniper (2025) im Test
Photo: InsideEVs

La Tesla Model Y est un best-seller. Pour le moment. Car ce qui semblait autrefois être un succès garanti montre récemment des signes de faiblesse : des ventes en baisse, une concurrence croissante, des avantages en termes d'innovation qui se réduisent. Il est donc grand temps pour un relooking. Le programme de rafraîchissement s'appelle "Juniper", et il est visuellement très impactant. De nouveaux pare-chocs, des phares plus aiguisés, des feux arrière épurés et une peinture Ultra-Red qui impressionne même les sceptiques des SUV. Mais est-ce suffisant ?

Nous avons testé la nouvelle variante Long-Range-RWD – c'est-à-dire la version à propulsion arrière avec 220 kW (299 ch), 622 kilomètres d'autonomie WLTP (avec des jantes de 19 pouces) et une capacité de charge de 250 kW. Et nous le disons d'emblée : il y a beaucoup à louer. Et certains aspects qui restent typiquement Tesla – pour le meilleur comme pour le moins bon.

Lumière et ombre – littéralement

Commençons par l'extérieur : le nouveau visage impressionne. Des phares plus fins, un look plus agressif, un petit air de Cybertruck. À l'arrière, il y a désormais cette bande LED assombrie, qui distingue enfin le design des feux arrière de l'ordinaire. Cela paraît moderne, presque futuriste. Le reste est étonnamment cohérent – un peu SUV, un peu coupé, beaucoup Tesla. La couleur Ultra Red ? Elle lui va à merveille.

Le rendu lumineux est moins élégant : les nouveaux phares matriciels adaptatifs fonctionnent bien en général, mais ils semblent instables en mode feux de route – le va-et-vient constant entre l’allumage et l’extinction crée une impression de scintillement. Pour les autres positions, le comportement est plus serein.

Test de la Tesla Model Y Facelift Juniper (2025)
Photo : InsideEVs

Intérieur beaucoup de tissu, peu de boutons

Quid de l'intérieur ? Il est agréablement surprenant. Des surfaces en tissu, des matériaux doux, nettement moins de plastique dur qu'auparavant. Presque un peu scandinave. L'énorme écran tactile trône comme d'habitude au centre – il commande tout, peut presque tout, mais agace aussi. Les caractères sont petits, le menu est complexe, beaucoup de choses semblent conçues comme dans une étude de design – mais pas comme dans une voiture que l'on doit utiliser à 130 km/h. Heureusement, après quelques jours, on s'y retrouve à peu près.

Petit point fort à l'arrière : un écran tactile propre aux passagers. Régler la température, écouter de la musique, regarder YouTube. Ceux qui ont des enfants vont adorer. Ceux qui n'en ont pas, peut-être aussi.

Conduire comme sur des rails ? Pas tout à fait.

Ce que le Model Y sait vraiment faire : rouler. La propulsion arrière est agréablement réactive, offre plus que suffisamment de puissance pour le quotidien – même sur l'autoroute. Jusqu'à 205 km/h, la Tesla est souveraine, silencieuse et efficace. La consommation ? Impressionnante. En conduisant prudemment, on descend en dessous de 12 kWh/100 km, en mélange, on se stabilise autour de 17 kWh. Aucun autre grand SUV électrique n'est actuellement plus efficace.

Moins convaincant : le châssis. Malgré le restylage, il reste sensiblement ferme, et pas spécialement confortable. La direction ? Directe, mais sans ressenti. Et le frein ? Lourd et avec étonnamment peu de mordant.

Test de la Tesla Model Y Facelift Juniper (2025)
Photo : InsideEVs

Devant chic, derrière aussi

Beaucoup d'espace, un coffre immense (plus de 2 150 litres au maximum), des sièges corrects – même à l'arrière. On est assis en hauteur, mais bien. Les assises pourraient être plus grandes, le cuir vegan devient une véritable étuve à 35 degrés. Aucune ventilation des sièges, dommage. En revanche : probablement la meilleure climatisation en stationnement du secteur. Pré-refroidissement via l'application, fonctionne même en faisant les courses – toujours efficace, simple.

Autopilot avec ses particularités

Et puis il y a le sujet de l'assistance. L'Autopilot fonctionne fondamentalement bien, régule correctement dans les embouteillages, accélère agréablement – mais malheureusement seulement jusqu'à 140 km/h. Pour les changements de voie ? Impossible sans tout désactiver. Maintien de la voie ? Plutôt laborieux. En revanche : alertes erronées, essuie-glaces fantômes et une dose de sentiment bêta qui n'inspire pas toujours confiance.

Conclusion 

Le Model Y reste une voiture passionnante, impressionnante à bien des égards – surtout dans cette variante Long-Range économe. Mais elle montre aussi où Tesla doit encore s'améliorer : au niveau du châssis, de l'ergonomie, de la logique logicielle.